Xénophobie ou Ubuntu? AZANIA, le diable se cache dans le détail.

Xénophobie n'est pas un nom africain. Il n'a d'équivalent dans aucune langue bantu. La langue des humains.


À l'heure où les jeunes en RDC et ailleurs s'activent pour en découdre avec les chancelleries sud-africaines et même les intérêts étrangers de manière générale, il faut peut-être s'arrêter une seconde et se demander d'où vient le mal. Avant de le propager.


Le régime colonial en Afrique du sud et l'Apartheid qui en a résulté ont occasionné un traumatisme profond dans le psyché de l'Homme noir qui a été amené à se haïr lui-même.


La xénophobie de nos frères en Afrique du sud est en réalité une haine de soi.


Quoiqu'avec une intensité moins élevée, cette haine de soi s'observe dans tous les pays qui ont été victimes de la violence sociale, politique et spirituelle de l'occupation coloniale. Et sans toujours s'en rendre compte, le Noir traîne avec lui ces trauma tandis qu'il se cherche pour se faire une place dans un monde qui ne lui va résolument pas.


Ailleurs, dans les Amériques et de manière générale partout où le Noir a eu un contact intime prolongé avec l'occidental, c'est avec une intensité comparable à celle de l'Afrique du sud qu'on observe la manifestation de cette haine de soi. Notamment par une violence incroyable dans les communautés noires qui ne s'en prennent que rarement aux autres communautés. Le cas des USA n'est plus à présenter. Ailleurs, dans les Antilles, ceux qui ont vécu en France ont sans doute fait la triste observation que les policiers antillais sont probablement les plus racistes de leurs collègues lorsqu'un noir a le malheur de tomber sur eux.


AZANIA

Cette xénophobie dirigée contre les frères africains est à notre sens un trouble post-traumatique de la violence que le blanc a instillé dans ces populations par sa cruauté qui n'a pas d'égale sur cette planète.

Plutôt que de nous lâcher dans nos pays respectifs sur les frères et sœurs étrangers et faire le jeu de l'homme blanc, qui se nourrit exclusivement de violence, ceci devrait susciter notre compassion et nous pousser à rechercher les voies et moyens pour briser les chaînes invisibles de la domination occidentale qui nous maintiennent captifs dans un monde sataniquement réglé sur ses intérêts.


AZANIA, puisque ceci est son vrai nom, et pourquoi pas celui de l'ensemble du continent, a besoin de nous. Ubuntu est sa vraie nature. Notre vraie nature.


Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.















As of The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.




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