1er Juin 1966 - 1er Juin 2019, TSHISEKEDI: Héros familial ou Bourreau national?

Updated: Jun 7, 2019

1er juin 2019, l'Histoire retiendra que la dépouille mortelle de Tshisekedi, après un retour problématique au pays, a été exposée au Stade des martyrs. À l'endroit où les martyrs de la Pentecôte avaient été sauvagement suppliciés par pendaison un certain 1er juin 1966 par un certain Étienne Tshisekedi , alors ministre de l'intérieur, aujourd'hui «père de la démocratie». Le tout avec les hommages de Paul Kagame en personne. Alors Tshitshi, Héros ou Bourreau? La question ne peut se poser qu'en république dite démocratique du Congo. Celle où l'on nomme un président de la république dans le cadre d'un deal conclu en rase campagne tout en s'accordant sur un héritage démocratique dont le père biologique de l'heureux «élu» serait aussi le géniteur politique. Malgré les incroyables violations des droits élémentaires d'un peuple aux aspirations régulièrement réprimées dans le sang. On nous explique qu'en république «démocratique» du Congo, il existe une démocratie décelable dont on va jusqu'à réclamer la paternité.


Il n'y a qu'en république démocratique du Congo où l'on peut se prévaloir d'un acte patent de faux et d'usage de faux dans le cadre d'un cursus scolaire dans une formation de promotion sociale - une fraude formellement constatée par un tribunal d'un pays étranger et officiellement notifiée au gouvernement congolais - pour accéder à la magistrature suprême. Pour ensuite pouvoir écrire l'Histoire à coups de décrets en essayant d'élever son propre paternel au rang de héros national. Ni plus ni moins. Après avoir casé son oncle à une présidence déjà surpeuplée des membres de la tribu aux appellations qui ne trompent personne. Après avoir érigé un mausolée et organisé des obsèques au coût insultant dépassant la dizaine de millions des dollars américains. Dans un mépris écœurant d'une population clochardisée qu'on a régulièrement conduit à l'abattoir des tyrans avec qui on entretenait en secret des rapports à tout le moins troublants. Tandis qu'on clamait à qui voulait entendre son slogan fétiche: «le peuple d'abord».


Cher Tshilombo, ceux que tu qualifies de «badauds» quand tu es lassé de voir le peuple qui s'est sacrifié pour ton goût démesuré du luxe, et qui ont été à l'école de la République, te disent que l'Histoire ne s'écrit pas par des politiciens. Elle ne se décrète pas par une ordonnance présidentielle suivant un souhait familial. Si on reconnaît un arbre à ses fruits, Étienne Tshisekedi est tout sauf le père de la démocratie que nous a léguée Patrice Lumumba et qui a ensuite été sabotée par la bande au même Tshisekedi, après le coup d'État de Mobutu en septembre 1960. Par ailleurs, l'aile de l'UDPS qui porte le nom de sa famille était tout sauf un modèle de démocratie. Zéro congrès en 30 ans d'existence, des textes bricolés sur mesure pour un individu, messianisme statutaire, tribalisme sectaire, médiocrité réglementaire, etc.

Pour s'être rendu coupable du plus grand acte de trahison devant l'Histoire, en tentant de vendre, dans un des deals dont sa famille a manifestement le secret, une portion du territoire de la République afin d'accéder au pouvoir, après avoir pactisé avec un ennemi qui a organisé l'extermination des kongomani de l'Est du pays, Tshisekedi est tout sauf un héros national. Enfin, l'Histoire retiendra que longtemps après sa mort, le véritable Héros national du Grand KONGO, célébré dans toutes les capitales du monde éprises de dignité humaine, avait été reconnu comme tel par ceux-là mêmes qui l'avaient assassiné. Pas par son rejeton embourbé dans l'ivresse d'un pouvoir qui se résume à l'usage compulsif du tapis rouge. Bukoko IKOKI, Citoyen ordinaire.












As of Christ, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.


© 2017-2020 by Bushabola Opinion.
Copie et large diffusion libres.