Tshilombo, La Bible dit que la Bible est un tissu de mensonges.

Updated: Mar 8

«C'est bien en vain que s'est mise à l'oeuvre La plume mensongère des scribes.»


Jérémie 8:8


Sidéré. C'est le moins qu'on puisse dire à propos de ce que nous avons ressenti en voyant monsieur Tshilombo, président de fait d'une république, égrener verset après verset les passages de la Bible pour exprimer son indéfectible attachement à un État étranger. Un État juif qui n'accorde de droit de cité qu'à ceux de sa confession. Tandis qu'il montre le plus grand mépris doctrinaire à tout ce qui n'est pas juif et blanc. En commençant par le Christ lui-même. Doit-on rappeler à Tshilombo qu'Israël est probablement le seul pays au monde où le Christ peut se faire insulter publiquement en toute impunité?


Ce délire des milieux fanatiques chrétiens, particulièrement ceux basés aux USA, qui consiste à afficher un soutien inconditionnel au régime Israélien malgré ses pires crimes contre l'humanité, relève d'un mystère qui trouble autant que l'influence que cet État a sur les États-Unis. Notamment au travers du tristement célèbre lobby juif AIPAC, qui a reçu récemment Tshilombo à Washington.


Le nouveau loup de la tribu de Benjamin...

Un délire chrétien qui repose essentiellement sur une ignorance structurelle qui semble frapper les plus fanatiques de cette religion. Une ignorance qui consiste à confondre largement l'Israël biblique avec l'Israël politique. Une entité sioniste reconnue comme satanique par les plus sérieux des autorités religieuses juives et comme une imposture par les auteurs les plus respectables.


Le plus désolant, c'est sans doute de voir comment une telle ignorance, activement cultivée dans les églises évangéliques par un processus de lavage méthodique de cerveau, trouve sa voie dans les affaires de l'État. Un État voulu laïque et doté de sa propre Constitution.


Le plus grand malheur de la RDC, c'est de voir placé à sa tête un individu qui n'a pas le niveau d'instruction et donc de discernement voulu pour faire la part des choses. Au point de se déclarer «autorité spirituelle» du pays au nom d'on ne sait quel principe d'une République où la séparation de l'État et de la religion ne peut raisonnablement être remise en question. Sauf démence manifeste.


Ceci pose la question de la réglementation des organisations religieuses dans la future République. Une attention particulière devra être portée non seulement sur la qualité des animateurs de ces organisations, mais aussi sur les enseignements, les dogmes et les doctrines de ces organisations. En ce sens, les messages véhiculés par ces organisations devront impérativement se conformer aux textes, aux principes et aux idéaux de la République.



De ce point de vue, un élément essentiel dans le processus de reconnaissance d'une organisation devra porter sur la cohérence de ses propres textes.


Les véritables disciples de Christ n'ont pas vocation à exhiber dans leurs doctrines des textes d'un ancien testament clairement identifiés comme mensongers (Jérémie 8:8).


Lorsque le Chemin et la Vérité est présenté comme Christ, on ne peut pas faire valoir des doctrines passées des prophètes. Surtout si de telles doctrines sont non seulement mensongères, mais en plus sont une invitation à une intolérance, une haine et une violence d'une rare virulence. Toutes incompatibles avec l'ordre et l'idéal républicains.


Comment peut-on conceptuellement concilier un Christ du pardon et de l'Amour avec un dieu de l'ancien testament qui promet à un nouveau marié de faire violer sa mariée le jour précis de son mariage pour un caprice non satisfait? (Deutéronome 28)



Si le Christ rappelle à juste titre que cette loi a été faite pour l'homme et non l'inverse et que c'est en vain qu'ils l'honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes, il est clairement impérieux pour un État qui se respecte qu'une démarcation soit faite entre la volonté Divine et les caprices des scribes et des pharisiens. Surtout si des dirigeants vont tenter de transposer cette escroquerie biblique des scribes dans les affaires de l'État pour les besoins de leurs propres «coops».


De même une incohérence de taille qui devrait appeler à la radiation d'une organisation qui se présente comme chrétienne, c'est celle de l'emprise d'un individu qui substitue le message de Christ par son propre message dans les textes de référence de l'organisation. Les épîtres de Paul doivent être abolies, car non cohérentes par rapport au message annoncé du précepteur de la religion.


En effet, comment peut-on ici aussi considérer qu'une organisation qui présente Christ comme son modèle, porte simultanément des textes où il est demandé de tourner le dos à Christ? (Hébreux 6:1). Ou encore de procéder à des sacrifices à Satan? (1 Corinthiens 5:5).



Comment peut-on homologuer les textes d'une organisation religieuse chrétienne, lorsque son fondateur idéologique se pose en rebelle contre le Christ lui-même? Paul déclare à ses oies qu'il est leur père spirituel (1 Corinthiens 4:15) quand Christ demande explicitement à ses disciples de n'appeler personne sur Terre «père». (Matthieu 23:9).


Qu'un détail des textes soit un fait isolé plus ou moins enfoui dans la bible, cela peut s'entendre. Or, cet acte précis de rébellion est un acte constitutif de l'ADN de l'église. Du «Saint-Père» à Rome, au pasteur de l'églisette du coin, en passant par le prêtre de la paroisse du village. Tous sont en défiance frontale vis-à-vis du Christ. Aujourd'hui comme hier, le loup de la tribu de Benjamin contrôle une église qui n'a de chrétien que le nom. Une église au service secret des pharisiens et des romains des temps modernes. Les Benjamin Netanyahu et les Mike Pompeo.


Dans une telle confusion doctrinale, laisser glisser dans les affaires de l'État les délires d'un président sous l'influence des pasteurs à la réputation par ailleurs sulfureuse, au vu d'une actualité révélatrice, est une menace sérieuse pour la cohésion du pays. Une menace grave pour l'État de droit.


Une menace pour la sécurité nationale. En effet, c'est armé de cette ignorance sectaire que le président mal élu de la RDC n'a pas raté cette occasion biblique devant le lobby juif des USA pour s'illustrer dans des postures géopolitiques d'un incroyable surréalisme. Allant jusqu'à reconnaître Jérusalem comme la capitale de l'État juif, dans une allégeance servile à l'entité sioniste. Au mépris des équilibres régionales dans la région, de tous les efforts de paix engagés depuis, et de toutes les résolutions des Nations unies. Un mépris qui ne nous attirera pas que des amis dans un monde arabo-musulman en ébullition dans le continent et même à l'intérieur de nos frontières.


Quelle mouche a donc piqué Tshilombo pour se distinguer de manière aussi irresponsable une fois de plus? Ce président a-t-il des conseillers ou est-il exclusivement entouré de «coopérants» roublards et magouilleurs?



Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.














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