RDC: Faut-il aller en guerre contre le petit Rwanda?

Updated: Jun 2

EAC ou BEAC? Les dessous des cartes d'une entreprise cynique des forces historiques œuvrant au démembrement de la RDC. Il y a des signes qui ne trompent pas, disait le Maréchal...


Au moment où l'envie est très forte d'adopter la méthode Muzito contre le Rwanda, pour en découdre avec ce voisin indélicat, le déroulement des événements en RDC depuis l'arrivée au pouvoir de Tshilombo nous pousse raisonnablement à mettre un bémol sur cet élan guerrier. Et à bien réfléchir sur la ligne d'action à adopter.



Il n'est pas question ici de faiblesse ni de mollesse. La vengeance est un repas qui se mange froid. On ne va pas en guerre sur base des envies ou des impulsions comme des cow-boys américains, pour ensuite prendre la poudre d'escampette, la queue entre les pattes face à des Talibans déterminés.


La guerre contre le Rwanda et surtout les puissances des ténèbres derrière elle, puisque ce n'est pas contre la chair et le sang que nous luttons, est une mission sacrée. Elle se fera. Par les femmes des forces armées du KONGO qui se chargeront de l'éradication de l'UBUHAKE au Rwanda après la démilitarisation de ce pays belliqueux. Pour l'instauration d'une nouvelle citoyenneté conforme aux valeurs de l'Ubuntu et à l'ordre de l'Équité et de la Vérité de la Maât Christique que nous appelons de nos vœux.


Dans l'état actuel des choses, nous devons nous rendre à l'évidence de ce que s'engager dans une guerre, avec Tshilombo comme commandant suprême des forces armées , est un exercice extrêmement périlleux. Un exercice qu'on ne devrait pas considérer de manière légère.



Sans énumérer de manière exhaustive le nombre incroyable des faits indécents qui lient le pouvoir de Tshilombo à l'ennemi, un seul fait impersonnel et rationnel suffit à notre sens pour soutenir nos réserves quant à une issue favorable d'une épopée militaire à envisager sous le commandement du fils d'Étienne Tshisekedi.


Peut-on aller en guerre contre un quelconque pays, aussi insignifiant soit-il, avec une armée dont les rations sont détournées par une chaîne de commandement affairiste? Lorsque la solde de cette même armée n'arrive aux destinataires que de manière anecdotique? Pendant que le commandant suprême supposé des forces armées débloque, à titre personnel, la mirobolante somme de 27 millions de dollars pour distribuer des véhicules à des députés congolais qui gagnent presqu'autant que des représentants du Congrès américain. Là où 500 malheureux dollars régulièrement versés à des hommes et des femmes de troupe changeraient radicalement leurs vies et partant leur motivation.


Lorsque de surcroît on observe le désordre entretenu pendant de longues années dans cette chaîne de commandement, avec une rare complaisance dans l'intégration en son sein des forces ennemies, en plus de l'affairisme de certains moutons blancs clairement identifiables, aucun observateur mentalement équilibré ne peut soutenir une offensive contre la soldatesque de Paul Kagame. Une soldatesque qui, certes, il faut le rappeler, n'a jamais combattu nulle part au monde, comme le rappelle le sieur Lwakabwanga. Sauf dans des missions de «paix» de l'ONU. Quand elle n'est pas impliquée dans d'autres contrats de mercenariat avec des multinationales.



La probabilité que Tshilombo ait été placé au pouvoir comme un agent recruté, depuis de longues années et manipulé efficacement depuis tout ce temps pour obtenir la balkanisation de la RDC, n'est pas à négliger. Après l'échec d'une stratégie qui visait à démembrer le pays par le recours à des agents exogènes provenant des groupes introduits par l'occupant colonial, les forces des ténèbres tapies dans les capitales occidentales, avec l'aide de leurs valets rwandais, semblent avoir résolu de recourir à des agents endogènes pour parvenir à leurs fins. La multiplication des mêmes méthodes de victimisation et le recours à des tensions ethniques dès l'arrivée de Tshilombo au pouvoir pour se singulariser ne sont pas à démontrer. Cette attitude étrange de Tshilombo n'est que rarement analysée avec sérieux. Les observateurs avertis savent, après les révélations de l'ancien ministre des affaires étrangères du Zaïre, Me KAMANDA, que le clan Tshisekedi est impliqué depuis de longues années dans une stratégie de pourrissement de la situation. D'abord au Zaïre, ensuite en RDC, pour obtenir un État Luba autonome. À l'origine, dans les limites selon toute vraisemblance du territoire de Tshilenge, aujourd'hui appelé Kasaï oriental. Il semble cependant que les ambitions du clan Tshisekedi ont été revues à la hausse avec sans doute l'aide de l'outrecuidance des anglo-saxons des tropiques à l'est du continent. Dans ce projet de l'EAC qui montre une focalisation étrange sur l'est de la RDC alors que celle-ci est supposée former un tout indivisible. Les déclarations bizarres de Museveni à plusieurs occasions, notamment sur une hypothétique appartenance de Rutshuru au royaume du Rwanda, sans dire lequel, ne sont pas à prendre à la légère.


Il faut savoir que cette propension au libre-échange et à la régionalisation, soutenue par ailleurs avec frénésie par le monarque rwandais, est une stratégie bien rodée des pays anglo-saxons de la guerre économique comme une alternative à la guerre militaire. C'est la stratégie utilisée par les États-unis pour la colonisation de l'Europe. Après l'avoir vainement tentée contre le Canada lorsqu'ils ont échoué d'annexer la colonie britannique par des voies militaires. L'absence curieuse d'une vraie zone d'intégration régionale à la Schengen entre les USA et le Canada tient de cette expérience historique qui a depuis lors suscité la grande méfiance des Canadiens vis-à-vis de leur voisin du sud. Comme le rappelle François Asselineau sur sa chaîne YouTube.


Après les accords signés de manière cavalière par Tshilombo, sans l'aval du parlement, pour l'adhésion de la RDC dans l'EAC - qui à nos yeux n'est que la résurgence de la tristement célèbre BEAC, British Eastern Africa Company, que des Occidentaux pris dos au mur de l'Histoire tentent de ressusciter - leurs valets des tropiques sentant la réticence des KONGOMANI, envisagent probablement un passage en force. Pour annexer l'est de la RDC, sur base cette fois d'une action militaire.



De ce point de vue, il ne serait donc pas surprenant que Tshilombo soit encouragé à engager la RDC dans une guerre qu'elle perdra à coup sûr. Pour ensuite se précipiter de signer une reddition qui scellera la balkanisation du pays. Les yeux fermés, comme ce fut le cas avec la vente d'une partie du territoire de la RDC par son parti, l'UDPS. On se souvient de la tentative de la vente de l'île de MATEBA en 2011 pour accéder au pouvoir. Les cadres de l'UDPS impliqués dans ce deal infernal s'étaient arrêtés au préambule. Selon toute vraisemblance, ils n'avaient jamais lu les termes d'un deal qu'aucun esprit normalement constitué ne pouvait signer. Il faut comprendre que les nègres n'aiment pas beaucoup lire...


La volonté de balkanisation de la RDC par le clan Tshisekedi n'est pas une vue de l'esprit. C'est une démarche persistante historiquement soutenue par des faits indéniables. Des faits qui remontent à la période de la fin de l'occupation coloniale. Lorsqu'Étienne Tshisekedi, tout en étant membre du gouvernement central, collaborait avec le gouvernement sécessionniste de Bakwanga d'Albert Kalonji. En livrant le père de la nation, Patrice Emery Lumumba, à ce dernier. Avant qu'il ne soit acheminé au Katanga sécessionniste parrainé par la couronne belge qui y organisera son assassinat barbare. Dont elle gardera même une dent... Avant d'amener le fils Tshisekedi au pouvoir par le canal des mousquetaires du parti socialiste belge, comme André Flahaut. Les libéraux (en réalité conservateurs), comme Louis Michel, étant plus tournés vers Joseph Kabila.


La haute trahison structurelle de Tshilombo n'est donc plus à démontrer.


Cela dit, quelle attitude adopter en cas d'une attaque frontale rwandaise?



Les forces loyalistes des FARDC - la nuance qu'elles apportent ces jours avec ce qualificatif trouve désormais tout son sens - devront nécessairement prendre l'initiative de l'action militaire et constituer une chaîne de commandement adaptée à la nature de la menace.


En ce sens, elles devraient vider tous les éléments issus des groupes rebelles et autres mouvements étrangers. Au besoin, les rendre caducs. Et sur base de l'article 63 de la constitution, décréter l'État de guerre et neutraliser l'ensemble de la classe politique affairiste et toxique de la RDC. Construire un mur fortifié de séparation entre la RDC et le Rwanda. Et organiser une défense à caractère offensive derrière un tel mur par une stratégie de confinement du pays des mille collines. La meilleure défense étant précisément l'attaque. Tout en se préservant d'entrer dans le territoire rwandais, l’exiguïté du territoire rwandais permet de lui porter des coups décisifs au-delà de ce mur de fortification. Ce, en empêchant les troupes rwandaises de traverser selon la stratégie rwandaise énoncée par son dictateur qui vise à porter la guerre en territoire étranger à cause précisément d'une telle exiguïté.


Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.










 
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