Lettre au Roi des Belges

Updated: Jul 1

Objet : Notre profonde indignation sur le rôle de la Belgique dans l’Holocauste au KONGO (RDC) et les prétentions de la Couronne belge sur la région des Grands Lacs.


Sire,

Dans une monarchie plus formelle, comme l’Arabie Saoudite ou le Canada, abdiquer aurait été un mot sans doute plus approprié. Ancienne colonie des Pays-Bas espagnols et autrichiens, la Belgique étant une monarchie populaire qui a choisi de son propre arbitre de faire appel à votre dynastie pour régner sur ses habitants, plutôt que sur sa terre, démission nous semble un mot plus judicieux. Sire, par la fonction royale que vous exercez et l’influence indéniable sur lui qui en découle, l’opprobre que votre couronne représente désormais pour le peuple belge l’avilit irrémédiablement dans son essence.


En effet, faut-il rappeler à votre Majesté que le sens même d’une monarchie, à l’instar de celle des Britanniques, est d’infuser dans l’âme d’un peuple qui n’en dispose pas naturellement, la quintessence d’une noblesse structurante au travers d’une influence métaphysique philosophiquement indéniable et politiquement vérifiable ? Aujourd’hui, l’indignité avec laquelle s’illustre votre couronne en déroulant le tapis rouge au sieur Félix Antoine Tshilombo dit Tshisekedi, ou Fatshi, ou encore Rangers, individu connu de la Justice de votre pays, des services de police et sans doute de ceux des renseignements, scelle à nos yeux l’anéantissement du prestige qu’incarne votre fonction. À cause de la trahison que vous opérez dans l’âme de vos sujets. Les cris qu’ils poussent dans la presse témoignent du sens qu’ils ont instinctivement de l’impact de votre geste sur leur vie. Comme individus, peuple et nations. En ce qui nous concerne, la consécration par la Belgique de l’acte de faux, établi sur son territoire, dont se prévaut le sieur Tshilombo pour accéder à la magistrature suprême de la RDC, vise à avilir l’âme du Kongomani pour son asservissement longtemps recherché depuis l’assassinat barbare de LUMUMBA. Elle est l’expression d’un mépris profond vis-à-vis de l’idéal républicain que porte naturellement la RDC, comme la plus grande république francophone du monde, dans sa vocation à ancrer le mérite au cœur de son système et dans le reste de l’humanité. Elle témoigne d’une volonté farouche d’éradiquer cet idéal du mérite comme gage de liberté pour asseoir la fatalité des privilèges et leur corollaire de la servitude féodale.


Sire, cet acte de faux qui porte désormais le sceau royal de votre Majesté procède de manière invincible de la logique de faux historique qui entoure les prétentions démesurées de votre dynastie sur le KONGO depuis 1885. Des prétentions surréalistes qui ne se fondent sur aucun élément historique sérieux et qui trouvent leur origine dans la seule soif inextinguible d’un règne de plein pouvoir sur un vaste territoire qui change de l’exiguïté de la Belgique et de son refus légitime de livrer sa terre. Des prétentions meurtrières qui aboutissent, par un ensemble de stratagèmes, au dévoiement des accords de Berlin 1885, pour accoucher de l’innommable connue de tous et que nous observons jusqu’à ce jour. L’insulte faite à l’intelligence de l’ensemble des Kongomani dans cet acte de faux trouvant son origine en Belgique résulte indiscutablement des instincts puissants d’un racisme profond qui s’active à maintenir l’âme du Muntu dans la région des Grands lacs dans une situation d’arriération forcée. Un racisme qui ne dit pas son nom. Celui d’une manipulation habile visant à entretenir dans le psyché du nègre l’idée du couronnement de la médiocrité, de la délinquance, voire du gangstérisme. Dans le but de le détourner durablement de toute logique du dépassement de soi et de l’excellence. Pour le maintenir dans une situation de dépendance forcée tandis qu’on se glorifie de l’assistance qu’on lui apporte. Tout en vandalisant ses immenses ressources naturelles. Quand on essaye pas de faire la démonstration de son incapacité à s’assumer sans son inféodation au pouvoir de l’homme blanc.


Un pouvoir de l’homme blanc qui s’exerce, aujourd’hui comme hier, indirectement au travers d’une minorité sélectionnée sur des bases incontestablement racistes. Tandis qu’une telle minorité affiche son attachement à un ordre monarchique qui garantit ses privilèges dans la terreur au Rwanda depuis de longues décennies d’influence occidentale particulièrement ravageuse. Un ordre monarchique dont les pays comme la Belgique et d’autres se sont faits les promoteurs dans des croisades modernes qui dévastent tous les pays du continent noir qui ont eu le malheur de le défier par leur attachement à un idéal républicain, ou pire, révolutionnaire. Des foyers de tension s’étendent aujourd’hui de la Somalie au Mali. Des Grands lacs à la Libye. Dans une république libyenne qui a vu une fin des plus barbares de son dirigeant ayant impliqué des monarchies aussi discrètes comme le Danemark. Dans une coalition d’un autre âge qui n’a pas omis au passage de vandaliser le pétrole et l’or libyens. Alors que le gouvernement belge en affaires courantes engageait son État dans une guerre incroyablement violente sans la légitimité du vote démocratique. Aujourd’hui, d’est en ouest, le continent est sous la coupe des fanatiques qui répandent mort et désolation au sein des populations déjà exténuées par des décennies de prédation occidentale. Des mercenaires islamistes à la solde, hier comme aujourd’hui, des mêmes puissances de la monarchie qui les ont toujours utilisé comme prétexte à leur entreprise d’occupation coloniale. Ce mépris caractéristique des systèmes monarchiques de ce monde pour la démocratie est à n’en point douter au cœur de tous les conflits qui enflamment cette planète et dont les cibles sont essentiellement des républiques.



Il est le mobile des farces démocratiques récurrentes en RDC qui ont un dénominateur commun, à savoir, la consécration par la Belgique de tous les scrutins frauduleux réalisés dans ce pays. On a en mémoire la célèbre déclaration de Didier Reynders en 2011 qui fera sans doute date dans l’histoire politique du KONGO. Lorsqu’il venait consolider la dérive monarchique opérée 10 ans plus tôt par le sieur Michel. Avant la consolidation par la Belgique d’une succession monarchique d’un genre différent pour la consécration du fils d’un opposant qui avaient un lien, à tout le moins spécial, avec le royaume. Si l’on s’en tient à ce record lugubre de longévité de cet opposant dans une morgue du plat pays. Un séjour prolongé auquel des étudiants honnêtes à la recherche d’un visa d’études ne peuvent pas toujours prétendre pour poursuivre des études honnêtes sanctionnées par des diplômes honnêtes. Ce mépris des systèmes monarchiques est à n’en point douter la cause de la tragédie qui secoue les Grands lacs depuis une trentaine d’années. Après les premières séries des tueries et des assassinats commandités par la Belgique et ses alliés qui ont suivi les indépendances. Une tragédie présentée comme un conflit ethnique Hutu-Tutsi des indigènes barbares. Alors qu’il s’agit en réalité d’une guerre entre une majorité des Bantu classés de force comme Hutu et asservis par une minorité d’aristocrates Tutsi dans un système formel de castes sous le nom connu de l’Ubuhake, à l’origine indépendant des phénotypes. Des Tutsi ardents défenseurs de la domination monarchique que la Belgique et l’Allemagne ont résolu d’associer systématiquement aux nomades hamites pour leur phénotype caucasoïde proche des Occidentaux. Tandis que le Bantu devait se contenter du statut moins héroïque de serf Hutu à cause de son apparence moins avenante, suivant les critères morphologiques précis établis par les Allemands et les Belges avant les Nazis. Dans une anthropologie physique aujourd’hui unanimement reconnue comme raciste.


Aujourd’hui, depuis les invasions ougandaises et rwandaises planifiées de très longue date, c’est à l’ensemble du bassin du KONGO que cette servitude féodale voudrait s’étendre sous l’instigation des seigneurs de la domination monarchique de la lignée des Saxe-Cobourg Gotha en Belgique, en Angleterre et au Canada, ainsi que leurs bras armés anglo-saxons de la finance et de la défense. Dans une guerre proxy qui trouve son champ de bataille dans ces Grands lacs entre un monde latin - certes imparfait, mais porteur des idéaux républicains de la liberté et de l’égalité proches de la tradition ancestrale noire de la Mâat de la vérité et de l’équité - et un monde anglo-saxon vecteur de la barbarie, l’obscurantisme et la servitude féodale.

Sire, nous voudrions vous rappeler que c’est avec le sang de nos ancêtres que la Belgique a été bâtie et élevée dans le concert des nations comme un pays «visible» sur la carte du monde. De ce fait, nous vous avisons que ce sang retombera sur la Belgique et qu’elle paiera pour le supplice qu’elle a fait subir au peuple Kongomani depuis 1908, et bien avant elle, par son souverain de triste mémoire.


Pour s’être acharnée à vouloir couper la main qui l’a nourrie, la Belgique connaîtra le démembrement qui a été promis en vain à la RDC et le peuple belge sera réduit à sa plus simple expression d’avant 1908. La famine que la Belgique impose aujourd’hui aux enfants en RDC, après de longues décennies d’une horreur indicible, retombera sur le peuple belge. Nous rappelons à l’Union européenne quant à elle que c’est grâce à la puissance économique du KONGO qu’elle a été bâtie sur le sol de la Belgique. Seul pays à être sorti de la deuxième guerre mondiale sans la moindre dette. Le sang versé au KONGO au cours de ces trois dernières décennies retombera sur cette Union également. Enfin, au monde occidental dans son ensemble, qui doit sa liberté au KONGO pour ses ressources qui ont contribué à la victoire sur l’Allemagne nazie et ses alliés, pour tous les crimes dans lesquels ont été impliqués des pays occidentaux et leurs multinationales de la mort, nous disons que le sang de millions de victimes que compte le KONGO crie vengeance. Il retombera sur l’Occident tout entier. Les pays occidentaux seront réduits à la servitude féodale qu’ils ont tenté d’imposer au KONGO par leurs vassaux rwandais dans les Grands lacs. Les pillages économiques auxquels ils se sont livrés au KONGO signent la débâcle économique qu’ils devront subir avant leur déchéance devant la face de l’Histoire. Lorsque cette dernière prendra acte de leur empreinte brutale et sauvage sur cette humanité et sa planète.


Sire, aujourd’hui au KONGO, dans l’Équateur, à Mbandaka, une école n’ouvrira pas faute de pouvoir réunir une somme de 650 dollars américains. Tandis que vous déroulez le tapis rouge au sieur Tshilombo qui ne manque pas de saisir cette occasion royale pour s’envoler dans un palace motorisé afin d’être à la hauteur du luxe indiscutablement meurtrissant de mains coupées de nos ancêtres que vous lui réservez à Bruxelles, ce n’est pas seulement une scolarisation que vous privez à des milliers, voire des millions d’enfants en RDC. C’est une éducation que vous privez à des générations entières en consacrant une imposture qui compromet gravement l’idée cardinale républicaine de l’aspiration à un meilleur avenir par l’effort et le mérite. Au profit des privilèges de gang auxquels ils ne peuvent aspirer sans s’autodétruire.

Sire, au nom de nos ancêtres dont nous sommes les témoins oculaires avertis, devant Le DIEU du KONGO, devant les Hommes et les Femmes, et devant l’Histoire, nous vous invitons à remettre votre démission au peuple belge et à mettre fin à votre dynastie ainsi qu’aux prétentions infondées sur le KONGO qui en découlent. Le KONGO qui avait déjà des relations diplomatiques en 1643 avec la Hollande n’a attendu ni 1885 ni 1908 pour exister. Sauf dans l’imaginaire caricaturale de votre peuple. Les frontières actuelles de la RDC, essentiellement naturelles, établies par la Providence, ne sauraient raisonnablement être l’œuvre de Léopold II ou d’une quelconque partie prenante de Berlin 1885. Nous récusons la version mensongère de l’Histoire que la Belgique et l’Occident n’ont que trop longtemps véhiculée. Recevez, Sire, nos salutations distinguées.

Bukoko.Ikoki@Bushabola.com,

Citoyen ordinaire.














As of The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.





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