KONGO: Quelle gouvernance pour la quatrième République?

Updated: Apr 17

Troisième partie:


La gouvernance scientifique comme source et sonde des politiques. Un modèle de développement éclairé avec la recherche comme cinquième pouvoir.


31 ans jour pour jour après le discours du 24 avril 1990 par le maréchal Mobutu, pour le retour au modèle démocratique d'après l'indépendance, le constat doit être fait, comme en 1960, que le modèle démocratique est un échec en RDC. Le constat doit également être fait que le crime profite à l'Occident qui a indiscutablement repris une mainmise sur le pays après les années du nationalisme mobutiste. La démocratie grecque en RDC a été, à n'en point douter, un vrai cheval de Troie pour le pillage du pays par l'instrumentalisation d'une classe politique structurellement corrompue et manipulable à volonté. Le but du jeu démocratique semble avoir été d'offrir des options dans une telle classe à cette mafia politico-financière de la communauté internationale de se doter des pions au travers d'une pluralité démocratique qui n'avait pour finalité que d'organiser des élections truquées. Pour le bénéfice d'un camp ou d'un autre dans le groupe des sociétaires de Berlin 1885. Là où cela était impossible dans le modèle précédent. Un modèle qui était plus proche de la Chine. Aujourd'hui, l'expérience économique de la Chine , ses performances fulgurantes surtout en ces temps pourtant troublés d'une pandémie sans précédent, face à un modèle occidental essoufflé, démontre, s'il en est besoin, que le nerf de la guerre était effectivement l'argent...



Dans les deux premières parties de cette série de réflexions sur notre vision de la quatrième République, nous avons abordé les questions de l'inadéquation de deux chambres du parlement et des solutions à leur apporter pour la stabilisation de la machine politique de la RDC.


Nous avons suggéré l'érection des commissions parlementaires en entités paritaires, répliques des postes ministériels, visant le contrôle actif de ces derniers. Avec comme mode opératoire l'assentiment d'une majorité des 2/3 et le contreseing de la présidente de la commission de tutelle. Ce, dans le but de mettre fin à la marginalisation de l'opposition. Et remédier ainsi à la tyrannie de la majorité ainsi qu'au triomphe associé de la médiocrité qui ont élu domicile en RDC. La proposition peut aussi remédier à la gloutonnerie des postes observée dans les formations politiques. Avec, par exemple, le classement des membres des commissions parlementaires au rang de vice-ministre et de présidente de la commission à celui de ministre. Ou vice versa, dans l'optique d'une quatrième république où être député sera plus valorisé qu'être ministre.

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