top of page

KONGO: Quelle fiscalité pour la quatrième République?

Updated: Apr 17, 2022

Ni enfer féodal ni paradis fiscal. Il n'y existe ni RAM ni UBUHAKE. Le KONGO est un paradis. Le Paradis sur Terre.


On croît rêver en entendant le ministre des finances exposer ses projets en matière d'augmentation de l'assiette fiscale en RDC.


Après le scandale du RAM, cet impôt indirect clandestin perçu directement sur le téléphone des abonnés désabusés par un parti qui s'était donné pour slogan «le peuple d'abord», cette sortie du ministre des finances lors de son séjour à Washington laisse un goût amer sur, non seulement ce régime, mais sur la politique en général.


La propension avec laquelle le nègre s'exerce à singer des idées fabriquées et répandues par le blanc pour son propre intérêt suscite désormais une inquiétude vive, quand on s'interroge sur l'état de l'âme de ce nègre.


Le sieur Nicolas Kazadi, ministre des finances de son état, même si sinistre des finances semble une désignation plus appropriée, soutient qu'il est anormal que les multinationales qui produisent la richesse en RDC soient les seules à être taxées. Tandis que le peuple ne paie rien et qu'il va jusqu'à verser dans le détournement des deniers publics... On croît rêver.



Il poursuit en évoquant l'exemple de la Belgique. Ça doit toujours venir de la Belgique. Il explique qu'en Belgique, il existe une population de 7 millions d'habitants pour 18 millions de comptes imposables. Alors qu'en RDC, ce nombre s'élève à 200 mille pour une population de 90 millions d'habitants. Il qualifie cet état des choses de vaste blague auquel il entend absolument remédier. Dans sa réflexion profonde, il va jusqu'à invoquer le Bénin comme modèle pour la RDC au motif que ce pays, comme la Belgique, ne dispose absolument de rien!


Cet argumentaire procède d'un paradigme occidental universellement répandu. Celui qui veut que l'on recourt à la taxation pour donner à l'État les moyens de mener ses politiques au profit de la population. Dans les pays occidentaux ou d'obédience occidentale, pour s'en convaincre, des infrastructures, des écoles, des hôpitaux, et d'autres services publiques en tous genres, sont généralement exhibés.


La tentation est forte même pour des esprits parfaitement cartésiens de se rendre à l'évidence de ce que cette politique dite de taxation, mieux cette culture d'imposition, n'est pas seulement nécessaire, mais elle est une preuve de citoyenneté. Voire de civilité, que de contribuer aux dépenses de la communauté.


Il y a cependant un problème avec cette conception universellement enfoncée dans les crânes avec la force d'un taureau d'une persuasion toute occidentale. Pour un pays comme la France, qui n'a de ressource naturelle que le camembert ou encore la patte de grenouille, pendant que la Belgique se voue à la frite, on peut comprendre que ces sociétés d'origine féodale ne recourent qu'au seul modèle qu'elles connaissent. Celui de la servitude féodale qui consiste à pourvoir aux besoins du suzerain en échange de sa protection. Dans ces sociétés, aujourd'hui, l'État remplace le suzerain. Et le serf devient le contribuable, ou pire «le payeur de taxe» dans les sociétés anglo-saxonnes.



Jusque-là, tout semble parfaitement logique, car à l'impossible nul n'est tenu et la belle Europe ne peut offrir que le modèle qu'elle a. Celui des esclaves, des serfs, des prolétaires, des citoyens ou des roturiers, des nobles et des seigneurs, etc. Là où cependant le bât blesse, c'est lorsque des pays immensément riches en ressources naturelles comme le Canada recourent à un tel modèle féodal pour baser l'essentiel de leurs revenus sur la taxation des individus. Allant jusqu'à entretenir pour cela toute une culture visant à ménager les multinationales qu'on y considère comme génératrices d' «emplois». Eux-mêmes générateurs d'impôts si chers à un État Léviathan canadien bâti sur le sang des autochtones. Comme son jumeau Léopoldien. On est plus dans une logique féodale européenne. On est en plein délire esclavagiste caractéristique de l'Amérique du nord et des colonies en général.


Le passé colonial douloureux du KONGO, avec tous les abus qui ont durablement affecté le psyché du nègre, devrait nous prédisposer à nous interroger sur le bien-fondé des pratiques issues de cette période obscure. Or, malgré une telle douleur d'une expérience qui nous a ôté jusqu'à notre dignité humaine, nous refusons résolument de faire l'effort intellectuel de réfléchir sur nos choix. Nous adoptons avec une complaisance presque criminelle tout ce qui vient d'ailleurs, même au détriment de nos intérêts les plus fondamentaux. Par paresse, ou pire, par abdication intellectuelle? Difficile de savoir.


Le modèle canadien est, à bien des égards, celui qui est réservé au Congo. Celui d'un esclavage qui ne dit pas son nom. Au profit d'un souverain, incidemment de la même famille des Saxe-Cobourg Gotha. Celui qui possède l'ensemble des richesses au travers des multinationales et des banques détenues par sa cour. Selon une idéologie pondue sur mesure par Rousseau qui déclare dans son contrat social que les pays énormes comme le Canada doivent voir leurs richesses mises à la disposition de la royauté pour sa convenance personnelle. Car, ils n'ont pas vocation à être des démocraties à cause de leurs dimensions... Allez-y comprendre quelque chose.


Le KONGO qui a payé le prix du sang à cette royauté rapace n'a pas vocation à reproduire de telles absurdités, en plus d'avoir remboursé dès 1955 aux bailleurs de fonds de Léopold 2 le quadruple de ce qui leur était dû. Nous n'oublions pas non-plus les propriétés mobilières et immobilières du KONGO extorquées par l'État belge à la veille de la proclamation de la République. Des biens spoliés du fameux contentieux belgo-congolais évalués aujourd'hui en milliers des milliards de dollars américains.


Le KONGO dispose des richesses incommensurables qui mettent son peuple à l'abri de tout rançonnement féodal. Nonobstant l'activisme d'obscures évangélistes économiques de l'Occident qui instrumentalisent leurs âmes damnées formatées dans leurs hautes écoles pour dressage des perroquets. Pour reproduire ces modèles dans leurs pays. Pour les consolider sur le plan international. Ce, de manière à maintenir des nations entières dans les filets de la dépendance financière et de la servitude associée. En allant jusqu'à détruire militairement des modèles économiques qui échappaient à leur domination. Comme celui de la Libye. Au nom d'une intervention «humanitaire»!


Pourtant, ce modèle féodal de capitation n'est pas le seul qui existe en ce bas monde. Des pays existent, avec des infrastructures et un niveau de vie supérieurs à ceux des pays occidentaux croulant sous le poids de leur fiscalité moyenâgeuse, qui ne recourent pas à ce modèle.




Lorsque le chef de file du parti du sieur Kazadi se retrouve à Abu Dhabi pour quémander des milliards aux Émirats arabes unis, pendant que son ministre des finances planifie à Washington une énième extorsion du peuple KONGOMANI, après l'affaire du RAM qui sera sans doute retenu comme le premier acte de cybercriminalité d'un gouvernement, il n'échappe pas à ce ministre des finances, qu'aux Émirats, exception faite des banques étrangères et des compagnies pétrolières, il n'existe pas d'impôt sur le revenu pour les particuliers comme pour les entreprises. Tandis que ces Émirats, qui n'ont pour seule ressource naturelle que le pétrole, s'évertuent à faire presqu' oeuvre de charité à des nègres à la main toujours tendue, la RDC abandonne son pétrole, son coltan et son or aux voisins. Elle dilapide dans des contrats léonins qui profitent à une élite prédatrice tout son cobalt. Les voisins prédateurs avec qui elle s'exhibe dans une indécence qui choque les consciences vont quant à eux déposer l'or pillé aux... Émirats! Au travers notamment des multinationales qui opèrent des mines en RDC où le gouvernement congolais n'a pas le droit de mettre le pied! Des mines qui possèdent leurs propres aérodromes d'où sont exportées les matières premières sans aucune forme de procès... Grâce notamment aux violences entretenues par les mêmes voisins désormais partenaires du régime en place.


Le KONGO, dans sa quatrième République a pour vocation, comme Singapour, de créer un cycle vertueux qui encourage le développement. Il s'agit d'un ensemble de pratiques, de philosophies, de méthodes et de mécanismes qui créent une dynamique de développement. La religion fiscale et sa secte des fanatiques procèdent d'un cycle vicieux qui vise à tuer l'enthousiasme des KONGOMANI. Ceux qui portent dans leurs gênes les ravages de l'État colonial qui perdure à ce jour au nom de la sacro-sainte continuité de l'État. Alors même qu'un tel enthousiasme est vital pour libérer les énergies d'un peuple dont le modèle naturel est celui de l’entrepreneuriat. Et non de la servitude féodale. Le KONGOMANI qui cultive traditionnellement son lopin de terre pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses êtres chers n'a pas vocation à pourvoir aux besoins d'un seigneur. Tel un Hutu est contraint de le faire à son Tutsi au Rwanda dans ce régime féodal formellement codifié sous l'appellation de l'UBUHAKE. Celui qui lie le Hutu à son Tutsi. La guerre des grands lacs qui nous a été imposée est précisément celle qui a pour objectif d'asseoir cette servitude féodale caractéristique des pays anglo-saxons derrière elle. Pour le pillage aisé de nos ressources tandis qu'une élite contrôlée par ces Tutsi ferait de nous des «assujettis» aux taxes, aux impôts et autres accises. Et pas seulement. Pour se faire massacrer, le Congolais réduit à un Hutu devra désormais payer selon leur mental déréglé!


Ceci peut sembler excessif, mais ceux qui connaissent l'Histoire de la région savent que les peuplades hamites rwandaises qui se sont réfugiées au KONGO, ne l'y ont pas été contraintes uniquement à cause de la famine. La raison première de leur exil vers le KONGO était la fuite, légitime, de la tyrannie fiscale de Rwabugeri. C'est d'abord à la recherche d'un paradis fiscal que ceux qui se sont faits appelés Banyamulenge se sont retrouvés sur la terre de nos ancêtres pour échapper aux affres de la monarchie. Des anti-monarchistes qui s'étaient d'abord alliés à la République dans les années 60 pour combattre Mze KABILA qui était soutenu par la monarchie Tutsi éconduite du Rwanda. Avant de se retourner contre la République dans les années 90, au retour du même Mze. Avant de poignarder la République qui les avait abrités, éduqués et nourris comme ses propres enfants. Au profit de la même royauté qui avait choisi cette fois de faire d'eux des seigneurs dans un paradis terrestre qu'ils ne voulaient pas occuper autrement qu'en étant des seigneurs. Des Tutsi parmi des Bantu qui sont à leurs yeux des Hutu. En déclenchant l'enfer pour ceux qui les avaient accueillis à bras ouverts. Pendant que les multinationales des Saxe-Cobourg Gotha et compagnie vandalisaient, en dignes anglo-saxons, la Terre de KIMBANGU.



Contrairement à d'autres, nous avons l'obligation de pousser notre réflexion suffisamment loin chaque fois que nous sommes devant des choix dont le fondement demande à être interrogé compte tenu de notre histoire. Singer servilement ce qui se fait ailleurs parce que «c'est comme ça» n'est pas une option pour nous.


Au KONGO, dans la quatrième République, il n'y a pas de taxe. Ni pour les individus, ni pour les entreprises. Ces pratiques relèvent d'un État Léviathan abuseur qui provoque des réactions inconscientes chez le Congolais qui se donne pour mission de saboter en retour cet État. Par la corruption, le détournement des deniers publics, la nonchalance administrative, et tout ce qui lui passe par la tête comme méfaits.


Une telle abolition du fisc, nous en sommes invinciblement certains, crée une dynamique de développement. Elle attire sur la terre de KIMBANGU les esprits les plus brillants de la planète pour entreprendre et prospérer. Parce que convaincus que ce qu'ils gagnent de la sueur de leur front est à eux. Le esprits obscurs ne peuvent pas rivaliser de talent avec ces derniers. Ils sont naturellement écartés. Ils vont au Canada, en Australie, ou nous ne savons où, mais loin, dans une de ces prisons à ciel ouvert. Ces terres de relégation pour pirates des terres, maraudeurs miniers et autres pilleurs de tombe. Là où les caissières vous tutoient aussitôt vos achats réglés alors que le chauffeur de taxi n'attend pas que le paiement soit effectué pour vous afficher son impolitesse nationale alors que le compteur tourne... Quand le «boss» de cette caissière se prend pour un seigneur féodal qui attend d'être vénéré par son client... Parce qu'un cycle vicieux du crédit est entretenu par les banques et les multinationales qui répandent mort désolation dans le reste du monde pour renflouer les caisses de ces pays et tenir ainsi les masses en laisse. Dans son mental déréglé de psychopathe, l'Occident a ensuite beau jeu de fustiger la Chine avec son système de crédit social par lequel elle essaye d'éduquer comme elle peut son milliard de population. Tandis que les autres, par leur crédit financier, font précisément le contraire avec les mêmes griefs de contrôle des masses reprochés au grand pays. D'indécrottables hypocrites, pour reprendre Vladimir Poutine, qui se sont donnés pour mission de moraliser le monde. Par on ne sait quelle magie.


Le KONGO est suffisamment riche de ses ressources dont il assure la propriété et qu'il met à contribution dans des partenariats équitables avec ceux qui souhaitent les exploiter. Il partage la production et/ou les dividendes dans de tels partenariats qu'il redistribue en partie à ses sociétaires qui sont les KONGOMANI. D'abord. Ensuite, à tous les peuples noirs. Du moins ceux qui se reconnaissent sincèrement comme tels et en éprouvent une réelle fierté... Tandis qu'il investit le reste dans des infrastructures et des services publiques. Il octroie l'aide humanitaire aux pays nécessiteux comme la Belgique, la France, l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne et le Portugal. Il assure la protection de la nature et met en place des fonds souverains. Toutes les richesses naturelles ne sont pas exploitées. Elles ont vocation à remplir leur mission inconnue pour les générations futures. Il n'est pas question d'en faire une exploitation sauvage pour les seuls appétits des gadgets électroniques des peuples venus d'ailleurs. Des peuples qui n'ont aucun égard pour cette planète. Tant ils sont déterminés à la défaire de tous ses joyaux. Avant de regagner les mondes infernaux d'où ils proviennent.



Les richesses non exploitées sont soigneusement identifiées et répertoriées. Grâce à des méthodes de prospection sophistiquées et un système digital de gestion infaillible, elles servent de gage dans des tractations financières par lesquelles le KONGO peut emprunter ou se porter garante pour des pays frères, comme le Bénin, dans leurs politiques d'acquisition d'infrastructures ou de moyens de production. Des garanties qui octroient au KONGO un droit de regard dans l'exploitation de tels actifs tout en rapportant à l'État refondé sur la base de la Maât Christique que nous introduisons.


Le KONGOMANI ne sera ni un «assujetti» ni un emprunteur. Il sera un actionnaire et un bailleur des fonds.


Les professeurs d'économie de l'école coloniale, comme les MATATA PONIO, s'offusqueront sans doute en désignant ce modèle comme une économie de rente. Les MUZITO, après avoir spolié la terre dans une politique foncière inspirée du blanc, le fustigeront probablement et iront peut-être jusqu'à évoquer une malédiction des ressources naturelles. Parce que le blanc qui ne connaît ni diamant, ni pétrole, ni or, ni même une orange, considère dans son mental déréglé de psychopathe que les ressources naturelles sont des malédictions pour leurs peuples. Alors que lui a vocation à les piller. Et le nègre reproduit tous ces clichés abscons dans des programmes structurels avec le FMI. Des pactes avec le diable, pour échanger des pierres précieuses contre des bouts papiers issus de sa planche à billet.


Qu'importe ce que les formatés coloniaux auront à dire dans cette république, la quatrième leur est interdite. La quatrième République sera celle de la prospérité et de l'épanouissement du KONGOMANI comme être éclairé. Dans une société qui sera le modèle de vérité, de liberté et d'équité pour une humanité nouvelle.


Ni enfer féodal ni paradis fiscal. Sur la Terre de KIMBANGU, il n'existe ni RAM, ni UBUHAKE. Le KONGO est un paradis. Le Paradis sur Terre. Le Ta Netsher que les ancêtres de l'Égypte ancienne localisaient dans les Grands lacs d'où le Nil tirait sa source: La demeure de Dieu, KONGO.


IMANA !




Bukoko.Ikoki@Bushabola.com

Citoyen ordinaire.











 
Rejoignez-nous sur Telegram
 

As of The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.



77 views0 comments
bottom of page