KONGO, quel rôle pour le sénat dans la quatrième République?

Updated: Apr 17

Deuxième partie: La refondation de l'État léopoldien par la restauration et la consécration des tribus fondatrices du KONGO comme source du pouvoir pour un contrat national favorable à l'âme du Muntu.


Depuis la suppression au Sénégal du sénat de ce pays, la question de la pertinence de cette institution se pose incontestablement dans nombre de pays africains. En RDC, à la vue du spectacle désolant offert récemment par la tristement célèbre classe politique congolaise, avec notamment un changement inquiétant de majorité, sans élections, au sénat comme à l'assemblée, la tentation est forte d'en découdre radicalement avec cette institution. Une chambre des sages dont le rôle déjà énigmatique aux yeux de beaucoup n'est certainement pas pour plaider en sa faveur.


Toutefois, l'exemple du même Sénégal - jusque-là considéré comme un îlot de stabilité démocratique dans un chaos africain de la mal-gouvernance - avec les dernières scènes apocalyptiques de violence et le tournevis sécuritaire qui a suivi, devrait nous interpeller. Notamment sur la capacité du nègre à assumer un pouvoir sans contre-pouvoir sérieux lorsqu'il accuse précisément un appétit vorace pour un tel pouvoir.



Plutôt que de jeter l'eau du bain et le bébé , une réforme de cette institution dans son essence peut être mise à profit pour équilibrer davantage la machine politique du KONGO.


Dans la première partie de cette série de réflexions, nous avons abordé la question de la chambre basse du parlement avec la responsabilisation des commissions paritaires comme répliques de l'organe exécutif, en vue d'assurer un contrôle actif de ce dernier. De manière à remédier, par un consensus obligatoire au sein de ces commissions, à la marginalisation de l'opposition qui conduit à la tyrannie de la majorité.


Si la tyrannie de la majorité et son corollaire du triomphe de la médiocrité, qui ont élu domicile en RDC, sont indiscutablement les effets secondaires d'un modèle occidental largement imparfait, le paradoxe hérité du féodalisme inexpugnable européen d'un pouvoir exécutif, sans pouvoir séparé de conception et d'orientation, est autant un problème majeur qui mène fatalement à l'inefficacité de ce modèle.



Aujourd'hui, le pouvoir exécutif définit ses propres objectifs sur base des considérations purement clientélistes. Même si, il est vrai, il se donne la peine de présenter son programme devant une assemblée nationale où il est adopté, hélas, dans une logique partisane qui relève plus du folklore que du contrôle parlementaire. Quid de la vision pour le pays et de la défense de l'intérêt national au-delà des calculs électoralistes primaires, égoïstes, voire cyniques? Si tant est que l'on tient compte des résultats réels des élections.

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