KONGO, la MONUSCO doit-elle dégager?


Le drame du nègre, du Muntu en particulier, c'est cette inclination pathologique à se projeter dans l'autre et à s'identifier à lui en lui prêtant dans le processus son humanité. Il part de cette perception de l'autre pour conclure que cet autre a les mêmes dispositions que lui. Surtout en termes d'hospitalité. Le Muntu est très hospitalier. Il attend donc naturellement de toute la planète le retour de son trop plein d'hospitalité. Il s'imagine que des puissances venues d'ailleurs concourent nécessairement à son bien.


Il est si hospitalier envers l'étranger qu'il accuse une carence d'humanité pour ses proches. Tant le Muntu semble frappé d'une affection étrange. Plus tu es proche du Muntu, moins il est enclin à te témoigner son empathie. Moins il supporte de te voir prospérer. Son pays est un paradis pour tous les étrangers qui y prospèrent, l'exploitent et le soumettent au passage. En profitant de son aversion maladive pour son semblable immédiat. C'est l'histoire des invasions diverses et variées qu'a connu le pays. Y compris celle de la MONUSCO. C'est aussi l'explication de la pauvreté de ces peuples bénis d'immenses richesses.



La MONUSCO dans le contexte de prédation des Nations unies, comme instrument des puissances à l'oeuvre dans diverses régions de la planète comme la Libye, n'a vocation ni à pacifier ni à stabiliser le KONGO. Les viols multiples perpétrés par ses agents, les pillages sous colis diplomatiques, l'indifférence de ses éléments armés face aux crimes les plus crapuleux contre des civils livrés à eux-mêmes, s'ils ne sont pas des preuves suffisamment accablantes de l'inadéquation de cette mission onusienne, ils sont des indications sérieuses d'un dysfonctionnement fatal pour les intérêts de la RDC.


Au vu de ses résultats catastrophiques, au bout d'une longue vingtaine d'années, la lourde présence militaire de la force onusienne apparaît indiscutablement comme une puissance d'occupation, alliée objective des groupes armés divers et variés qui prospèrent dans son inaction légendaire.


Faut-il pour autant demander l'expulsion du «machin» onusien? Dixit De Gaule (L'ONU est un machin).



Les choses ne sont pas simples. Quoiqu'inappropriée et inefficace, la présence militaire onusienne, qui connaît par ailleurs des dissensions internes (selon l'expert militaire kongomani Omanyundu WONDO) est une empêcheuse de massacrer en rond pour Kabila et Kagame. Les deux principales sources d'instabilité au KONGO. Le retrait de cette présence militaire serait du pain béni pour une déstabilisation plus poussée de...Beni et de ses environs. Par un Kabila qui a une aversion avérée et clairement exprimée des populations de cette région.


La démarche la plus avisée, à notre sens, est d'exiger une réforme en profondeur de la MONUSCO, et s'il le faut, de la doctrine qui préside à sa mise en place. De ce point de vue, le KONGO gagnerait à lui ôter sa dimension de force d'occupation en exigeant que ses militaires soient recrutés au sein des populations locales dans les zones de conflit et dans le reste du pays. Avec des moyens adaptés et un minimum de sérieux, il ne fait l'ombre d'aucun doute que les militaires Kongomani peuvent se distinguer. Comme ça été de fait le cas ailleurs en Centrafrique sous le mandat des mêmes Nations unies.



Cette approche a un double avantage. Outre le fait d'éliminer l'aspect de puissance d'occupation que suscite indiscutablement une force étrangère imposante, les moyens colossaux dont disposent la MONUSCO, et qui représentent un endettement pour la RDC, permettront de créer ainsi un embryon d'une armée républicaine pour le pays. Un tel endettement sera ainsi converti en un investissement stratégique. Pour un pays flanqué d'une armée qui n'a jamais eu une vocation républicaine. De la force publique de Léopold II vouée à l'amputation des populations asservies, aux forces rebelles coalisées spécialisées dans le viol, le pillage, et l'approvisionnement de l'ennemi en armes et munitions. Des forces promptes à se «replier stratégiquement» sous le commandement éclairé du commandant suprême en cas de...difficulté de l'ennemi. En passant par les ANC des années 60 qui attaquaient à reculons au front. Pour mieux se soustraire du terrain des opérations en cas de complication...


La même logique d'acclimatation des effectifs doit évidemment s'appliquer au personnel civil. Ce ne sont pas des compétences qui manquent au KONGO. On se rappelle à cet effet qu'un des anciens patrons de la mission onusienne en Côte d'ivoire est un...Kongomani.


C'est à ce prix de transformation que la notion de stabilisation de cette mission prendra son sens véritable. Celui qui va au-delà du tourisme minier des agents d'une organisation dont la seule mission de maintien semble être celle du maintien du train de vie insultant de ses cadres ainsi que des profits rapides de ses agents moins nantis.


Combien de Kongomani sont disposés à faire montre de suffisamment d'amour propre pour imposer aux Nations unies ce changement de paradigme qui verra leurs proches immédiats promus à des postes de responsabilité? Telle est la question...


Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.












As of The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.






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