Génération LAMUKA, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir.

Updated: Jul 13, 2019

Aujourd'hui, lorsque le pays de Frantz Fanon, l'Algérie, décide d'organiser un soulèvement populaire, c'est pour obtenir la tenue d'une constituante. Pas pour décrocher un poste pour un individu. La génération des leaders de LAMUKA a été révélée par la grande constituante de la Conférence nationale souveraine qui s'est tenue en 1992. Avec la complicité de l'Église catholique qui se retrouve aujourd'hui dans la maison civile de Tshilombo, cette génération avait choisi de trahir les résolutions de cette Conférence nationale. Avec les conséquences que l'on connaît.

Aujourd'hui, c'est carrément le plébiscite que lui a octroyé tout un peuple par le suffrage universel que cette même génération décide d'aller brader, dans le confort des chancelleries occidentales. Pour l'obtention des postes. Alors même que le peuple se mettait, non sans difficulté, en ordre de bataille pour exiger la vérité des urnes. Cette obsession à vouloir absolument s'en remettre à la tutelle des Occidentaux ne semble pas quitter les esprits des politiciens congolais. Malgré les échecs répétés depuis bientôt trois décennies. L'école de Mbula-Matari est sans doute passée par là. Celle qui produit des Kapita en chef qui n'ont pas d'autre vision que d'exécuter les ordres du colon. D'où sans doute cet acharnement compulsif du nègre à se retrouver dans les ambassades, les fondations des blancs pour se faire une place chez soi. Il ne faut surtout pas compter sur la légitimité que ses semblables lui octroient. On peut, certes, concevoir que dans un monde inclusif, il faille se créer des alliances, se donner des réseaux. Mais il semble que chez le nègre, c'est plus par un esprit de servilité qu'il est plus attiré par le blanc, alors qu'il renie résolument son frère. On l'a vu dernièrement, lorsque les leaders de LAMUKA qu'on croyait enfin avoir adopté une logique panafricaniste en se rendant en Afrique du sud pour coaliser leurs forces avec l'appui de l'ANC, se sont bizarrement retrouvés à Genève aux côtés d'Alan Doss. Pour un événement de portée historique...

Quel diable avait bien pu piquer les sociétaires de LAMUKA pour délaisser sur place en Afrique du Sud la fondation Thabo Mbeki, avec une expertise avérée sur les problèmes du KONGO, pour lui préférer la fondation de Koffi Annan basée...en Europe? Quand on sait que tout le mal que le KONGO connaît aujourd'hui est entré dans ce pays par Koffi Annan! Ce nègre de maison des principautés et autres puissances des ténèbres qui s'est replié dans une inaction criminelle au Rwanda, au moment où les escadrons de la mort de Kagame l'envahissaient, pour offrir à ses maîtres un prétexte pour déclencher un enfer de feu et de sang au KONGO. En échange d'un poste au sommet de l'ONU. Ce machin que fustigeait à juste titre le général français. Les résultats, on les connaît. C'est l'Afrique du Sud qui a tranché la question des élections au KONGO lors de la réunion du Conseil de sécurité qui s'est tenue à ce sujet. Dans une manœuvre acrobatique spectaculaire, Tshilombo, sans doute soufflé par la Kabilie qui en tirait l'épingle du jeu, avait jeté son dévolu sur le Kenya en démarchant des chefs d'États africains. Tandis que le candidat de LAMUKA, qui n'était plus commun du tout, ne leur avait réservé que mépris et dédain. En choisissant par la suite de se livrer à une tournée occidentale. Avant d'atterrir dans l'ambassade de Grande Bretagne avec une lettre qui suscite aujourd'hui l'émoi et la colère au sein d'une population désabusée.



Le théâtre politique ressemble de plus en plus à un vaudeville qui ne fait plus rire personne. Pas la peine de caricaturer les politiques, ils le font très bien tout seuls. Ils ont des postures, s'organisent en castes surprotégées avec des mœurs qui ne correspondent pas forcément aux idées qu'ils défendent. Francis Cabrel.

La génération actuelle des leaders politiques, si tant est que leadership est un mot approprié pour les décrire, a été révélée par la Conférence nationale souveraine. Parce qu'il était question de déboulonner le mobutisme. Aujourd'hui, il est question de déboulonner la Tshibilie. La voie logique pour y parvenir est naturellement la Conférence nationale souveraine. Les jeunes de LAMUKA, comme leurs frères algériens, ont intérêt à soutenir un processus qui va non seulement les amener à la libération, mais les révéler comme cela a été le cas pour leurs prédécesseurs. Soutenir des individus appartenant à une génération de la trahison qui n'a aucune vision pour la nation, est une perte formidable de temps et d'énergie. Un combat «sur terrain» d'arrière-garde et de mausolée. « Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ».


Bukoko IKOKI, Citoyen ordinaire.












As of Christ, The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.




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