Congolité ou Éligibilité ? Lettre à un député : Ne jamais trahir le KONGO.

Updated: Jul 16

Honorable député, Le Zaïre n'est pas n'importe quel pays! Disait le Maréchal en parlant du KONGO.


Félicitations pour votre proposition de loi sur la nationalité. Pour les détracteurs des dispositions relatives à l'accès à la magistrature suprême, il est à notre sens intéressant de garder à l'esprit que la fonction du président de la République, contrairement à ce que l'on pourrait croire, n'est ni un droit ni une liberté. Encore moins, un droit et une liberté de la personne. De ce point de vue, l'article 220 ne s'applique pas à votre proposition de loi.

En effet, ne peut prétendre à la fonction de président de la République qui le veut. Dixit Jeanine MABUNDA... Cette perspective est fermée de fait à tout un pan des citoyens. Les non-originaires et ceux ne justifiant pas d'un niveau d'éducation ou d'une expérience adéquats sont exclus. Ce n'est donc pas un droit. Ce n'est pas non plus une liberté parce que même parmi les originaires, des pans entiers de la société sont exclus. Les Kuluna, sauf éventuellement s'ils sont en cravate, quoique congolais d'origine, ils n'ont pas la liberté de postuler avec un casier judiciaire peu reluisant. Les Shégués sont également exclus. Il n'est pas question de consacrer l'idée de «Chance eloko pamba» à la tête d'une nation. Postuler pour la fonction de président de la République n'est certainement pas un droit ni une liberté «de la personne». Car si tel était le cas, même les étrangers pourraient aspirer à la magistrature suprême.

Il n'est donc pas question ici de réduire les droits et libertés de la personne. Il n'est pas nonplus question ici de discrimination. Mais d'exigence de qualification et de compétence au regard des impératifs de la sécurité nationale. Là où nous vivons dans la diaspora, c'est une pratique normale d'élever de telles exigences en matière de citoyenneté lorsque des secteurs vitaux sont concernés. La question qui se pose ici est une question d'éligibilité qui doit prendre en compte les intérêts supérieurs d'un pays. Au-delà des considérations partisanes ou sectaires. Feindre de ne pas le comprendre, parce qu'on est à la solde d'un individu, constitue une trahison à sa propre conscience. Une trahison à la nation.


Postuler pour le poste de Président de la République est une possibilité, un mérite, qui est encadré par la loi. En ce sens, votre proposition de loi vise à renforcer un tel encadrement. Dura lex sed lex...

En effet, nous avons en mémoire, un étranger qui a été nommé chef d'état-major en RDC et qui a emporté avec les siens les archives de l'identité nationale à Kigali. Avec la complicité d'un individu qui siège encore aujourd'hui au Sénat !


De sorte qu'il est devenu aujourd'hui de bon aloi pour n'importe quel quidam dans ce pays de s'improviser congolais, et même congolais d'origine, de réclamer ensuite des terres avant de viser la magistrature suprême!


Aucun Kongomani de père et de mère ne se trouvera devant l'embarras du choix de devoir céder aux pressions du gouvernement belge en prenant un engagement en tant que premier commissaire d'État de renoncer à toute réclamation par le Zaïre des valeurs spoliées du contentieux belgo-congolais. 200 milliards de dollars américains pour ce qui est du portefeuille de l'État. En 1960, l'équivalent en or représente aujourd'hui environ 10 trillions de dollars américains. Peu de Kongomani savent que des entreprises comme Sabena, des banques comme Belgolaise, Indosuez, etc, étaient des propriétés du KONGO!

Boni koo? To tala sima to zonga batu! Le KONGO est notre mère. Les Congolais de père et de mère peuvent certes détourner, frauder, se livrer à toutes sortes d'abus inhérents à un monde largement perfectible, etc, cependant personne parmi eux ne peut commettre un crime du niveau de ce sénateur contre la mère-patrie. Il y a un problème de conflit d'intérêt qu'il faut nécessairement prendre en compte si nous connaissons la dimension et l'importance du KONGO. Avec les menaces qui pèsent sur la mère-patrie.


Le Zaïre n'est pas n'importe quel pays! Disait le Maréchal en parlant du KONGO.



La magistrature suprême est une fonction qui transcende le cadre juridique pour embrasser une dimension philosophique et même mystique qui touche à l'âme de la cité.


De LUMUMBA à Mze, ce n'est donc pas un hasard lorsque l'ennemi choisit systématiquement de décapiter un patriote placé à la tête du pays. Pour lui préférer un individu aux origines invariablement douteuses.



De ce point de vue, c'est donc à juste titre que vous opposez à ce Cardinal ce passage biblique qui interdit l'élévation d'un étranger à la tête du pays. Si tant est que, comme prince d'une puissance étrangère, son avis compte dans une République souveraine et invinciblement laïque. Le KONGO mérite beaucoup mieux. Ne jamais trahir le KONGO. Bukoko.Ikoki@Bushabola.com, Citoyen ordinaire.




As of The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.





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