Ambongo: Le summum de la couardise de l'Église.

Le Nègre ne lit pas...


Tout le monde ne s'appelle manifestement pas Monsengwo. Et il n'est pas facile de succéder à une telle éminence grise. Même si l'homme a commis quelques péchés graves qui nous ont valu toute une invasion des pays voisins. À cause de la troisième voie, pas très orthodoxe, dans laquelle il avait choisi d'entraîner le peuple de DIEU. Après que celui-ci ait organisé sa Conférence nationale mémorable.


Durant les années qui ont précédé les dernières élections en RDC et les mois qui ont suivi, on a assisté à un vaudeville étourdissant des hommes en soutane. Un spectacle à faire perdre son latin à Monsengwo lui-même. Aujourd'hui, avec le voyage de Tshilombo à Rome et la ratification des accords renvoyés jadis aux calandres grecques par son prédécesseur, on comprend mieux le rôle trouble qu'a joué l'Église dans le processus électoral très controversé en RDC.



On se souvient de l'activisme très engagé dont a fait montre cette Église dans son soutien à Felix Tshilombo pour sa nomination comme premier ministre. Au cours des tractations qui ont fait suite à la passe en or qu'ont faite les prélats à Kabila en lui permettant d'obtenir une prolongation illégale de son mandat. Des tractations obscures qui sont allées jusqu'à imputer, avec un zèle rare, au défunt père de l'oie des tontons évêques une désignation qu'il n'aurait jamais effectuée au sein de son parti. Selon les dires de Mubake.


Après les élections, l'Église, avec Ambongo en tête, s'est lancée corps et âme dans le soutien à Martin Fayulu, au moment de la proclamation de l'oie comme président par la Cour constitutionnelle. L'oie qui était devenue entre-temps le dauphin de la Kabilie, après s'être muée en crocodile à Nairobi avec le «caméléon»... Après une trahison spectaculaire des alliés et une manipulation tout aussi spectaculaire des résultats. Étonnamment, lorsque la communauté dite internationale était suspendue aux lèvres des évêques invités au Conseil de sécurité des Nations unies pour dire leur vérité sur les résultats des élections en RDC, les princes de l'Église se sont bizarrement tus dans toutes les langues de la RDC. Préférant pérorer sur des généralités. Sans jamais oser affirmer comme par la suite que c'est Fayulu qui avait gagné les élections. Dans une couardise qui n'a d'égal que le cynisme des hommes dits de Dieu, à la réputation sulfureuse aux quatre coins de la planète.



Et puis, comme par un coup de théâtre sacerdotal, après notamment l'acquisition par le Cardinal d'une jeep, semble-t-il longtemps sollicitée auprès de l'ancien président, la sainte organisation décide de prendre quelques distances avec la vérité. Celle des urnes en particulier. Pour embrasser urbi et orbi, au Vatican, celui qui était élu à un suffrage qui était tout sauf universel. Dans le but désormais évident d'obtenir des avantages divers et variés qui fâchent la Constitution. Une manœuvre acrobatique où le Saint siège va jusqu'à rêver d'un statut propre au sein d'une République laïque. Celle où la séparation de l'État et de la religion ne peut être débattue décemment en plein 21 ème siècle. Sauf mépris pour un peuple pour qui on veut substituer une organisation humaine, politique, voire mercantile à un Fait Divin auquel il est particulièrement attaché.


Ce mépris de la Constitution et des lois de la République atteint son summum lorsque le représentant d'une puissance étrangère en RDC, le Cardinal Ambongo, décide de se substituer à la Cour constitutionnelle pour octroyer de sa propre initiative la nationalité congolaise à un groupe d'individus.



Doit-on rappeler à ce prêtre que la question de la nationalité est régie en République par la Constitution et non par la bible? Qu'en RDC, il n'y a point de «Ba nyamulenge» comme il n'y a point d'arrête dans une dinde? Pour paraphraser ce brave curé de Cucugnan d'Alphonse Daudet. Lu dans nos collèges et lycées.


Doit-on expliquer à ce prélat que ceux qui se font appeler «Ba nyamulenge» sont en réalité de Ba nyarwanda?


De ce point de vue, d'après la Constitution de la RDC, en son article 10, ils ne peuvent nullement aspirer à la nationalité congolaise dès lors que celle-ci est exclusive tandis que leur nationalité d'origine est indestructible. D'après la constitution du Rwanda.


Et le dire n'est évidemment pas faire preuve de xénophobie, étant donné que tout esprit normalement équilibré sait que le Kongomani est sans doute le peuple le plus accueillant au monde. Pour son respect, le respect de sa loi ne peut en aucune manière être discutée. Dura lex sed lex doit sans doute être la meilleure façon de se faire entendre auprès des représentants de Rome.



Là où le bât blesse et que le pays tombe très bas, c'est lorsque le président supposé de la République relaie en territoire étranger les propos anti-constitutionnels de ce Cardinal. Alors qu'il est censé être le garant de la Constitution. Une Constitution qu'il n'a visiblement jamais lu.


Hélas, dans ce mépris pour l'écrit, il n'est pas le seul en RDC. Il est accompagné d'un nombre incalculable de compatriotes dans cette croisade contre l'écrit. Parce que le nègre ne lit pas...


Pitié pour le «Congo» !


Le KONGO est incontestablement malade. Il faut un diagnostique profond des maux qui rongent ce pays depuis les invasions meurtrières de vingt dernières années. Et même au-delà, en 1885, voire en 1482. Avec l'invasion barbare de cette Église consacrée dans sa bulle papale Romanus Pontifex de 1454. Celle qui crée l'esclavage du Muntu. Il faut un débat de fond. Il faut une thérapie de choc pour se libérer entre autres des chaînes de l'esprit qui nous maintiennent dans la guerre, la misère, la pauvreté et la servilité.


Nous ne cesserons jamais d'appeler à l'organisation d'une nouvelle Conférence nationale souveraine pour retrouver notre destinée égarée en 1994. Cette fois-ci en intégrant toutes les dimensions du problème du KONGO pour une solution appropriée.



Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.












As of The Sun of Righteousness, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.




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