24 avril 1990, Mon mea-culpa au Maréchal. L'ennemi était intérieur.

Updated: May 4, 2019

Nous n'en croyions simplement pas nos yeux. Lorsque, ce jour-là, réunis devant la télé entre camarades de classe, nous suivions chez des voisins aimables le discours de Mobutu annonçant l'abolition du Parti-État et le retour au pluralisme démocratique. Nous étions entre amis finalistes de la 6ème Mécanique Machines-Outils de l'ITI Gombe, dans une villa près de l'endroit où un groupe de camarades de classe avaient choisi de se retrancher dans leur maquis. Une de ces résidences où les élèves au KONGO préparent généralement leurs examens d'État couronnant la fin du secondaire. Ce groupe avait baptisé ce maquis «Gdansk». En l'honneur de la ville de Lech Walesa d'où était parti le vent qui avait balayé les dictatures du bloc de l'Est.


Maréchal Mobutu. Discours du 24 avril 1990.

Le choc était immense. On croyait vraiment rêver. Quelques semaines plus tôt, notre classe venait de faire l'objet d'une punition collective pour avoir refusé de participer activement à la cérémonie hebdomadaire d'animation dite populaire. Nous avions en fait simplement décidé de bouder l'hymne national. Le coup était spontané et collectif, mais les autorités de l'école avaient décidé de me faire porter le chapeau de l'insurrection. Il faut dire qu'une année plus tôt j'avais eu l’outrecuidance de répondre honnêtement à une question d'examen de «civisme» en affirmant que le Mouvement Populaire de la Révolution, «Parti-État», pouvait être considéré comme un parti politique dans la mesure où il rassemblait des individus ayant un objectif politique commun, mais que le contraire était également vrai. Étant donné que l'adhésion n'était pas libre. Le bruit avait circulé dans le corps professoral au point de me valoir une petite conversation avec le préfet belge de l'école, Noël Debels, au hasard d'une rencontre dans la salle de classe de la 5 ème M.O que je n'avais pas quittée ce jour-là durant la récréation. À sa question de savoir si j'étais un contre-révolutionnaire, je lui répondis que j'étais un révolutionnaire, pas un contre-révolutionnaire. Que c'était «eux» les contre-révolutionnaires. LOL.


Il n'en fallait pas plus pour être étiqueté comme le leader de toutes les activités subversives du groupe qui allaient suivre. Au grand amusement de mes camarades, plus «signateurs» que moi, aux yeux de qui je passais en réalité pour un empêcheur de tourner en rond... Je devais néanmoins porter le chapeau tout seul. Après qu'un camarade ait tout simplement décidé quelques mois plus tôt de s'amener en cravate à l'école dans un Zaïre où c'était simplement impossible, cette dernière rébellion était une indiscipline de trop qu'il fallait absolument réprimer de manière exemplaire. Le père du camarade avait déjà été obligé de supplier les «autorités» de l'école, à genoux, pour épargner son fils... On ne badine pas avec le Parti-État. Cette fois-ci, il fallait quelque chose de plus musclé. La sentence était tombée. C'était le renvoi. Ni le personnel belge de l'école, dont le pays était en froid à l'époque avec le Zaïre depuis deux bonnes années, ni les responsables congolais, toutes deux d'un Kasai réputé subversif, ne voulaient subir le courroux des autorités si la chose venait à s'ébruiter. La discipline du Parti était tout sauf une idée abstraite. Il n'était pas étonnant de voir une «Jeep» remplie des militaires de la Division spéciale présidentielle, à l'époque BSP, débarquer dans l'enceinte de l'école pour enlever un prof.


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Celui de «civisme» et de géographie en l'occurrence. Avec des idées jugées sans doute pas très patriotiques à ses yeux, le citoyen Sengelwa, un Shabien, aujourd'hui Katangais, sans doute de ceux au pouvoir, était le mouton noir du régime dans cette école naturellement suspecte de la «coopération» belge. Il avait un franc-parler à propos de Mobutu et de son régime qui nous avait particulièrement impressionné. Tandis que d'autres, comme Baley Jean-Pierre, un Béninois, professeur de Technologie mécanique et ex auteur d'un putsch manqué au Bénin d'après les bruits qui circulaient, entretenait en nous la flamme de l'amour de soi comme Africains par une démystification des Occidentaux qui frisait un certain mépris. Un mépris néanmoins largement justifié au vu de l'Histoire. Plus que la géographie ou la technologie qui ne semblait d'ailleurs pas les préoccuper tant que ça, Sengelwa et Baley nous ont appris à réfléchir par nous-mêmes. Ce que techniquement l'école n'est pas programmée pour faire. Surtout quand elle est issue de la «colonisation».


C'est en examinant mon dossier que le secrétaire Kanyinda découvrira, contrairement à ce que suggérait mon nom qu'on localisait généralement dans l'Équateur du Maréchal, que j'étais en réalité du Kasai, et même, comme lui, d'Ilebo dont il était natif alors que j'en étais autochtone. C'est ainsi que j'avais eu la vie sauve. Le directeur des études Kabeya Shambuyi, un autre Kasaien, décidera alors de commuer ma peine capitale en une convocation de mon père et un discours que je devais faire en l'honneur du Parti-État devant toute l'école. Dans l'espoir de calmer tous les plaisantins qui auraient été tentés à leur tour d'amuser la galerie. Après la «causerie morale» avec mon père, il le prieront néanmoins de m'accompagner devant les élèves pour prononcer ce discours. Je le sentais bouillir de l'intérieur. La veille à la lecture de la convocation, il leur avait promis une révolution s'ils s'amusaient à embêter leur monde avec de telles conneries.



ITI Gombe

J'avais le trac devant tout ce monde, mais je m'en étais finalement bien sorti. Parce qu'aussi dans la foule, il y avait la belle Nanou. Une fille incroyablement belle. La seule fille de cette école d'apprentis ingénieurs dotée d'une personnalité rare comme en témoignait sa présence dans cette école exclusivement masculine où elle semblait nager comme un poisson dans l'eau. Avec une grâce exceptionnelle. J'en étais éperdument amoureux. Enveloppé par le sentiment amoureux, à la limite de l'extase vers laquelle sa simple vue m'amenait, le stress ne pouvait simplement pas avoir prise sur moi. Et puis, parce que j'avais décidé d'élaguer une grande quantité des choses que mon père m'avait dictées dans ce discours. Au retour à la maison, il ne manquera d'ailleurs pas de m'en féliciter: «vous avez bien fait de retirer ces passages». Mon père me vouvoyait généralement. Il était de la génération 1969 des étudiants de l'université de Kinshasa qui avaient décidé d'en découdre avec Mobutu avant de finir dans l'armée. Des Lumumbistes intraitables. Pourtant, peu bavard, il ne s'exprimait jamais sur ces choses. Seuls des signes dans son attitude et dans celui de ses amis laissaient transparaître ses convictions. En revanche, c'est son oncle Kumambomba qui s'était chargé de me communiquer la fibre lumumbiste depuis ma tendre enfance. Comme il nous rendait visite chaque soir, il me récitait de mémoire des passages des discours d'un Lumumba qu'il vénérait. Tandis qu'il maudissait rituellement Mobutu. Avec Me Kamidi, un ami de mon père, ils font partie des gens qui n'avaient jamais cédé au diktat de Mobutu d' imposer un accoutrement particulier à tous les Zaïrois. Ils avaient trouvé une parade. Ils étaient toujours en «safari»... Même si, après ce discours du Maréchal, avant de quitter le pays, je n'avais jamais vu ni Koko Baudouin dit «de Prague» ni Me Kamidi porter un costume ou une cravate.


Kongomani.

C'est donc dans cet environnement de ras-le-bol légitime face à la pensée unique du régime que nous avons reçu le discours du Maréchal ce 24 avril 1990. Une révolution. Comme promise par mon père. LOL. La tête des «autorités» de cette école devant les cravates... Je me marre encore aujourd'hui. Un poids énorme semblait nous avoir quitté des épaules. Un ouf idéologique non négligeable à la seule idée de pouvoir enfin mettre une cravate comme tout le monde partout ailleurs au monde. Tandis que d'autres semblaient se réjouir de l'idée d'exhiber des prénoms occidentaux. Moi pas. Dans les semaines qui avaient suivi, nous ne boudions pas notre plaisir de lire une presse écrite qui s'était littéralement déchaînée et qui semblait avoir cultivé secrètement pendant un quart de siècle un talent insoupçonné à jouer à un jeu démocratique jusque-là interdit.


Et puis tout se complique. Deux semaines après son discours, Mobutu tente de faire marche-arrière. C'est le massacre des étudiants à Lubumbashi, tel que proclamé par la presse étrangère et ses chancelleries associées. C'est le bras de fer avec l'opposition conduite par Étienne Tshisekedi. Un opposant que nous venions de découvrir et qui passait désormais pour un modèle pour son radicalisme face au Léopard qu'il semblait avoir totalement démystifié. L'activisme de ses pairs notamment dans des tournées en Occident pour réclamer des sanctions contre le Zaïre dans l'espoir d'étouffer l'aigle de Kawele, qui se considérait pourtant depuis lors au-dessus de la mêlée, nous impressionnait grandement et nous applaudissions. Mon père ne portait pas Tshisekedi dans son coeur. Même s'il nous avait avoué un jour qu'il avait fait amende honorable par son opposition frontale à Mobutu. Il devait savoir de quoi il parlait. Ma mère quant à elle ne manquait pas de me mettre en garde contre toute forme de fanatisme. Elle me rappelait que ce Tshisekedi avait souvent apporté des béquilles à Mobutu dans l'histoire lorsqu'il était en mauvaise posture. Néanmoins elle soutenait mon activisme au point de m'enseigner, en compagnie de ma petite cousine Laetitia, âgée de huit ans, l'hymne national du debout Kongolais. Jusqu'au jour où elle avait découvert que j'étais parmi les meneurs de la jeunesse de l'UDPS du quartier qui avaient organisé la marche du 16 février 1992 à partir de l'église Saint-Luc. Dans les mois qui suivront, mon père décidera d'accélérer mon départ du Zaïre pour la Belgique. En m'envoyant au Bénin dans l'espoir d'y obtenir un visa grâce à un de ses cousins qui était un diplomate de haut rang des Nations unies.



Le professeur Lihau Ebua au centre. À l'époque où l'excellence n'était pas un crime à l'UDPS.

Cet antagonisme pathologique entre Mobutu et Tshisekedi, et la capacité incroyable de ce dernier à lui tenir tête pour tout et même son contraire, enflait davantage notre haine contre Mobutu tandis que notre admiration pour Tshisekedi allait grandissante. D'autant plus que le pays allait mal. L'économie était par terre à cause des sanctions que les amis occidentaux de Tshisekedi avaient prises contre le pays à la suite de leurs allégations d'un massacre des étudiants dont on n'a jamais prouvé l'existence de plus d'un mort. Le pays croupissait sous toutes sortes d'embargos. L'armée était à genoux par manque d'approvisionnement en armements et en équipements divers comme par manque de renseignement.

Fastforward, dans ce chaos politique d'une durée de 7 ans pendant lesquels le Maréchal s'était obstinément opposé à l'idée de laisser Tshisekedi accéder à la tête du gouvernement, le lit était fait pour une invasion américaine du pays par des pays voisins interposés. Notre haine contre Mobutu ne pouvait être que renforcée face à toutes ces manœuvres qui visaient à empêcher une alternance avec un Tshisekedi qui avait fini par cristalliser le choix d'une population excédée par la mauvaise foi et l'intransigeance de la mouvance présidentielle. Une intransigeance qui faisait elle-même face au radicalisme de Tshisekedi que nous acclamions inconditionnellement. C'est d'ailleurs dans cet esprit que nous nous sommes retrouvés nez-à-nez avec les mitrailleuses de la division spéciale présidentielle un 16 février 1992 après un blocage des travaux de la Conférence Nationale Souveraine qui allait désigner Tshisekedi comme premier ministre. Après le sabordage des résolutions de cette constituante par Tshisekedi lui-même et l'Église catholique qui l'avait pourtant conduite de main de maître, la présence de Mobutu à la tête du pays était un irritant permanent. La nouvelle devise du pays semblait être «Trouvez-nous tout sauf Mobutu. Même un chien.» Il faut toujours faire attention à ce qu'on demande... On risque de l'obtenir.



USS Nassau

C'est ainsi que quelques années plus tard, à Mons, en Belgique où j'effectuais mes études de Polytechnique, je n'avais pas hésité une seule seconde de répondre aux interrogations des officiers du renseignement militaire de l'armée américaine qui étaient à bord du USS Nassau sur les rives du Gabon. Comme l'attestait leurs emails. Par un concours étonnant des circonstances, j'avais décidé de m'équiper en matériel informatique et de me connecter sur internet à partir de mon kot de la rue de la petite boucherie. À une époque où peu de gens dans les rues de Mons savaient ce qu'était internet. Une invention de la même armée américaine que je venais de présenter dans un papier pour le cours d'anglais. Un de ces militaires avait dû remarquer mes posts sur le site Zaire Watch du colonel à la retraite Ed Marek. Ils voulaient savoir si la DSP représentait une menace sérieuse pour eux et la population en cas d'intervention. Kinshasa, ville très peuplée, semblait être une vive préoccupation pour ces militaires. Ça tombait bien. Je connaissais bien les militaires de la DSP pour avoir grandi pratiquement dans un camp militaire, près du Centre supérieur militaire, là où mon père avait réussi à construire sa villa avec une rare audace malgré les mises en garde. Ce camp avait reçu dans les années 90 des soldats de la DSP qui résidaient jusque-là au camp Tshatshi, à deux ou trois kilomètres de là. Nous savions tous que ce n'était pas des guerriers, mais des sentinelles. Comme aimaient le rappeler les militaires de la 31ème brigade aéroportée chère au Tigre, le général Mahele. Zéro menace face à une force sérieuse. À l'arrivée des troupes françaises, la DSP nous en avait fait la démonstration lors des pillages qui avaient précédé et pour lesquels cette garde prétorienne semblait avoir une grande expertise.

Mons.Be

Ceux qui nous tiraient dessus comme des lapins à la cité des anciens combattants le 16 février 1992, à la vue de l'artillerie française, se volatilisaient devant nous comme neige au soleil une année plus tôt. La queue entre les pattes. Sans demander leur reste. Bref, on les connaissait bien. De sorte qu'on avait pas besoin d'être sorti de West Point ou de Saint-Cyr pour donner un avis intelligent sur eux. Communiquer avec ces officiers n'était pas non plus compliqué. La providence avait voulu qu'après que Mobutu nous ait chassé du campus par ses troupes en 91, j'avais tout mon temps pour fréquenter une école de langue très célèbre à l'époque. The Young Leaders School. Une école qui avait une méthode d'apprentissage révolutionnaire des langues anglaise et espagnole. Au bout de six mois, comme promis, je pouvais parler couramment l'Américain avec le bon accent... C'est ainsi que plus tard, avec le colonel Marek en 96, près de 10 ans avant Facebook, nous faisions partie de ceux qui avaient peut-être simplement inventé le cyber-activisme. Ni plus ni moins. Une dizaine de jours après l'entrée de l'Afdl, c'est avec le même cyber-activisme que nous n'avons eu de cesse de dénoncer ce que nous avions déjà qualifié à l'époque d'occupation militaire du Congo. C'était dans une tribune offerte par Zaire Watch, le 26 mai 1997.


L'irréductible Tshisekedi qui se montrait joyeux en présence d'un léopard qu'il n'osait pas regarder dans les yeux.

Et puis Mobutu a fini par tirer sa révérence en cette même année 97 après l'invasion des rwandais. Les années qui ont suivi nous ont révélé une face très surprenante de l'UDPS pour qui nous sommes allés jusqu'à risquer notre peau en prenant part à une manifestation de tous les dangers en 92. Dans les années qui ont suivi le départ du Maréchal, l'UDPS s'était débarrassé méticuleusement de toutes les têtes bien faites qui faisaient à la fois sa fierté et sa diversité pour se muer en une clique tribale où la médiocrité n'avait d'égale que l'arrogance des gens qui prônaient une non-violence étrange. Une non-violence tissée sur un fond d'une violence verbale rare faite d'invectives et d'insultes à l'emporte-pièce comme seul projet de société. L'Union pour la démocratie n'avait de démocratique que les slogans et les cris des combattants. Aucune culture démocratique ne transpirait dans les pratiques de ce parti qui était devenu une forteresse inexpugnable d'un tribalisme triomphant. Zéro congrès en 30 ans d'existence. Le radicalisme auquel nous avait habitué Tshisekedi, au point de mettre gravement en danger le pays, avait cédé la place à un esprit de compromission qui a conduit le fils de Tshisekedi au pouvoir face à un régime aux abois auquel il a dû adhérer. En lui apportant des béquilles... Au mépris du vote démocratique des millions des kongomani qui ont jeté leur dévolu sur un ancien compagnon de lutte du père.



Kabund, Secrétaire général cavalier de l'UDPS.

De sorte que c'est avec une extrême amertume que nous constatons aujourd'hui que pour espérer consolider son pouvoir dolosif, le fils Tshisekedi n'a pas trouvé mieux que d'agiter l'épouvantail tribal en se posant en victime d'un génocide de la part de ceux qui réclament le respect du vote démocratique. Il recourt aux mêmes méthodes que ces gens venus d'ailleurs qui ont essayé sans succès d'obtenir la balkanisation du KONGO. Le tout dans une volupté et le goût excessif d'un luxe pour lequel les Tshisekedi n'ont jamais travaillé, mais qu'ils ont apparemment décidé de tirer de la popularité accumulée au fil des ans. Une popularité maculée de sang des martyrs que le fils Tshisekedi décrit comme son capital humain dans le «deal» qui l'associe à l'homme d'affaires Katumbi. Un Katumbi qui est accusé par certains au sein de ce parti d'avoir racheté l'UDPS-Tshisekedi.


Difficile dans ces conditions de ne pas accepter l'idée qui voulait que Tshisekedi durant toutes ces années dites de lutte jouait en réalité un jeu trouble. Un jeu de pourrissement de la situation qui visait déjà, depuis l'époque de son association avec Albert Kalonji et l'assassinat de Lumumba, la balkanisation du KONGO pour l'émergence d'une république tribale au coeur du Grand KONGO. Selon des propos prêtés à tort ou à raison à Kamanda wa Kamanda, un ancien ministre des affaires étrangères de Mobutu.

Tshilombo

Comment ne pas le croire quand l'UDPS est allé jusqu'à essayer de vendre une portion du territoire de la RDC en 2011 pour accéder au pouvoir! Dans un de ses innombrables «deals» où elle a failli carrément hypothéquer la souveraineté du pays en octroyant un libre accès aux espaces aériens et terriens de la RDC à ses «partenaires» d'une mafia obscure dans ce deal conclu au sud de l'Europe. En plus de l'exploitation des ressources de la RDC en échange de l'aide sociale pour les congolais!

Comment ne pas le croire quand le père a combattu Mobutu alors que le fils est allé jusqu'au Rwanda rendre hommage au dictateur rwandais et saluer la mémoire des victimes rwandaises d'un conflit totalement étranger aux kongomani. Des kongomani qui au contraire en ont subi les conséquences les plus atroces. Sans que le fils Tshisekedi, occupé à ériger un mausolée monumental pour son père, ne fasse le moindre travail de mémoire pour les millions des victimes du KONGO dont nous aurait épargné le radicalisme de son père s'il avait choisi depuis 1991 de composer intelligemment avec MOBUTU au lieu de se compromettre honteusement avec le Rwanda et la Kabilie depuis des années.


22 ans après la mort du Maréchal, c'est à une classe politique particulièrement médiocre et caporalisée que nous avons aujourd'hui droit. 28 ans après que Me Wade ait déclaré que les Zaïrois n'avaient pas de culture politique. Après qu'il eût vainement tenté de concilier les vues entre Mobutu et Tshisekedi. Pour attirer la bêtise et l'anarchie de la troisième république, la médiocrité devait déjà être un peu présente en nous. Pour nous attirer la dictature et la pensée unique de la deuxième république, la servilité devait sans doute être confortablement installée dans notre for intérieur. L'ennemi était intérieur.


Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.














As of Christ, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.





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