TSHILOMBO, un président pour rire?

Updated: Apr 27, 2019


Nous ne nous référons pas ici au vaudeville institutionnel où le président, avec une représentativité anecdotique au parlement, préside à coups de communiqués incantatoires suivis des rétropédalages acrobatiques. À côté d'un gouvernement en affaires courantes qui semble rire sous cape face à l'incurie administrative d'un directeur de cabinet du chef supposé de l'État qui se prend pour un vice-président dans un pays qui n'en compte pas.

Nous ne nous référons pas non plus ici aux situations cocasses vécues lors de la cérémonie de son «intronisation» au Palais de la nation. Loin de nous l'idée d'évoquer le fait que ce jour-là, sous un soleil ardent, l'homme, revêtu de ce qui ressemblait à un scaphandre de combat, s'est mis à communiquer dans une langue inconnue de la RDC. Alors qu'une dame dans l'assistance, visiblement médusée, semblait se demander si elle devait prendre la poudre d'escampette ou initier un rituel de combat spirituel, comme elle se tenait subitement débout tout en essayant de compiler dans son cerveau dépassé par les événements le spectacle qui se déroulait devant ses yeux.


Les troubles de langage que connaît le président de l'UDPS-Tshisekedi de manière récurrente et variée ne peuvent constituer l'objet d'une quelconque hilarité. On se souvient, parmi nombre d'affirmations étranges qu'il nous a servies, de son intervention sur TV5 lorsqu'il affirmait vouloir combattre la richesse au Kongo, une fois arrivé au pouvoir.

Tout ceci est en réalité un ensemble d'indications qui doivent susciter une grande préoccupation sur l'état de santé physique et mentale de celui qui s'est frayé un chemin jusqu'au sommet de l'État à coups de falsifications, de trahisons, de compromissions et de concussions.

La dernière sortie de Tshilombo au Rwanda est une source réelle d'inquiétude sur l'aptitude mentale du président proclamé de la RDC à saisir l'importance des enjeux qui pèsent sur la région des Grands lacs.


Avec une rare naïveté, l'homme qui se voit sans doute déjà dans la peau d'un prix Nobel de la paix, est allé s'incliner devant la mémoire d'un groupe de victimes d'un génocide rwandais aux contours historiques très flous. Un génocide dans lequel Kagame a pris lui-même une part active très importante et qu'il a vite fait de transformer par la suite en un fonds de commerce macabre pour entre autres justifier ses innombrables crimes commis au Kongo.

Cet acte est une insulte à la mémoire de nos millions de morts tombés à cause des actes de barbarie d'une rare violence que leur a imposé la soldatesque de Paul Kagame. Lequel Kagame n'a jamais montré le moindre remords pour ces crimes.

Sans un travail de reconnaissance, voire de repentance, de vérité face au mensonge systémique des rwandais, de réparation et enfin de réconciliation, un chef d'État du KONGO qui se rend au Rwanda pour une quelconque raison se rend coupable d'un acte de haute trahison. Pour l'anathème qu'il attire à la nation toute entière.


Cet acte est le couronnement de toutes les humiliations que cet individu nous a imposées par sa seule soif inextinguible et par celle de sa famille d'accéder à tout prix au pouvoir et de goûter à la gloire. Comme si la honte dont est couverte aujourd'hui le kongomani de devoir endurer un président qui n'a jamais réussi à passer le cap du secondaire ne suffisait pas. Comme si ne suffisait pas l'avanie de subir au sommet de l'État la présence d'un individu qui se prévaut d'un acte de faux reconnu par la Justice d'un pays européen sur un certificat d'une formation de promotion sociale qu'il n'a jamais réussi à obtenir au bout de 20 années d'efforts vains.

Quoi dès lors de plus dangereux qu'un tel individu s'il doit se maintenir au sommet d'un État dont le pouvoir lui échappe par ailleurs? Ne disposant d'aucune majorité à aucun niveau de pouvoir, quel «deal» ne va-t-il pas contracter pour obtenir ce que ni les urnes ni le mérite ne pourront jamais lui offrir? Quelle bassesse ne va-t-il pas reprouver pour assouvir ses appétits d'un pouvoir qu'un destin honnête semble lui avoir refusé? Quel pacte ne va-t-il pas signer pour tenter de maintenir un tel pouvoir?

Lorsqu'on se souvient que, déjà en 2011, dans un énième deal, l'UDPS-Tshisekedi avait tenté de vendre une portion du territoire de la RDC pour accéder au pouvoir, on ne peut plus cacher sa vive préoccupation face à ce qui ressemble à un pouvoir mafieux qui semble avoir élu domicile en RDC.


Devant ce tableau peu reluisant, un motif pourtant de consolation. Les larmes de nos mères pourront se transformer en rires. Car Tshilombo, tout compte fait, est un président pour rire.

En effet, sa proclamation rocambolesque, faite après minuit et à plusieurs égards au mépris de la loi électorale, n'a pas dissimulé le fait qu'aux yeux de la Constitution, Tshilombo n'a jamais été élu au suffrage universel voulu égal. Ni Beni, ni Butembo, ni Yumbi, n'ont participé à la farce électorale qui l'a conduit au sommet de l'État.

D'un point de vue légal, historique et même politique, Tshilombo ne peut pas représenter la RDC. Le Grand KONGO. C'est un président pour rire.


Tshilombo suscitant l'hilarité auprès de son président.

On lui avait promis 21 coups de canon à son investiture. Tout cela a fait pschitt... Il n'a obtenu que deux petits coups et un seul chef d'État présent à son sacre. Avant de se retrouver figé debout devant son pupitre, totalement inconscient. Devant des hôtes interloqués et ses fanatiques en état de choc comme il débitait son amphigouri. Difficile de ne pas penser à l'engagement qu'il avait signé à Genève lorsqu'il acceptait que l'opprobre le suivrait s'il trahissait un tel engagement. Difficile de ne pas se souvenir de la promesse faite à DIEU, devant la population réunie sur la place publique, qu'il n'allait pas trahir ses pairs de l'opposition et que malheur lui arriverait s'il trahissait son serment. Avec la haute trahison issue de son dernier exploit à Kigali, plus qu'une opprobre, pire qu'un malheur, il semble que c'est une catastrophe qui attend le fils du «Sphinx de Limete», Étienne Tshisekedi.

Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.












As of Christ, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.


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