La fausse république et ses sujets en marche.


La plus grande gueule du monde ne peut offrir que ce qu'elle a.

On parle aujourd'hui de plus en plus de dérive monarchique en France.

Mais peut-on réellement parler de dérive quand l'on voit la manière dont est agencée cette cinquième république ?

Peut-on véritablement parler de dérive quand on connaît le rapport qui existe entre le français lambda et le président de la République, et même la présidence de la République ?

Après les révélations scandaleuses sur l'affaire BENALLA, Emmanuel MACRON, en chef de bande et au mépris de tout ce que la République représente de plus noble, déclare qu'il est le seul responsable des actes délictueux de son conseiller rapproché et demande au reste des français de venir le chercher.


On croît rêver...

Non tant parce que ce président que l'on décrit comme jupitérien a effectivement une conception très monarchique du pouvoir - les goûts et les couleurs ne se discutent pas - mais bien plus par tant la réaction de l'homme de la rue que de celle de l'élu d'un peuple qu'on fait indiscutablement marcher.

On est abasourdi par le consensus qui se dégage dans la presse comme dans l'ensemble des acteurs politiques qu'il n'y a rien, au delà de la posture, qui peut être fait contre le sieur Macron. On va jusqu'à évoquer le fait que le président de la République est irresponsable juridiquement. On parle ici d'un flagrant délit de la violation du code pénal dans son article 40, puisque Macron prend toute la responsabilité de ce qui était effectivement un délit qu'il était tenu de dénoncer auprès du procureur de la République. Un délit qui prend désormais des allures d'une infraction politique en bande organisée.

Et les législateurs de la commission des lois, aujourd'hui ringardisés, entassés dans des conditions de travail indignes même d'un pays du tiers monde, littéralement «sardinés» comme des passagers de ces bus exotiques africains, nous suggèrent que Macron serait en fait au dessus de la loi parce qu'essentiellement intouchable.


Tandis que des juristes acrobates essaient de convaincre leur monde que ces braves législateurs n'auraient simplement pas prévu de peine contre une infraction politique qui porte atteinte à l'ordre public et social ainsi qu'aux institutions. Puisque c'est de cela qu'il s'agit simplement. Le sentiment que l'on a est que l'on est en présence d'un peuple qui en réalité n'a jamais véritablement assimilé l'idéal républicain dans lequel il aime se pavaner. C'est au contraire une culture féodale inexpugnable qui semble être le logiciel sur base duquel il opère.

Il est vrai qu'avec Macron, on a franchi une certaine limite dans ce travestissement d'une république qu'il clame à qui veut l'entendre qu'elle est inaltérable.


L'idée de prendre un individu à son "service" sous son aile, le couvrir de ce qui s'apparente à des privilèges au travers des traitements de faveur divers et variés, avant de le soustraire de la rigueur de la loi et de s'en prévaloir devant la bande pour la soumettre, procède d'une logique féodale dont on est, certes, familier par exemple ici au Canada dans le nouveau monde, mais qui surprend en France. Elle surprend dans un pays comme la France. où la culture du boss bienveillant, qui joue au flic sympa, à qui l'on courbe l'échine en retour parce qu'il est prêt à vous couvrir dans ce qu'il y a de plus exécrable, nous semblait étrangère.

Avec l'exception notable des pays scandinaves, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que de tous les peuples européens qui ont emprunté le chemin de la féodalité, les français avaient ceci de particulier que, plus que tous les autres, ils avaient conscience de leurs droits.

Cela ne voulait peut-être pas dire qu'ils avaient le même attachement à leurs devoirs. Afin de ne pas succomber à la tentation féodale. Ce ne sont pas des scandinaves. Il faut se rendre à l'évidence.

Cela dit, on s'en fout de ce que la France peut être ou ne pas être en réalité.

Le drame c'est la propension des dictateurs africains et de leurs États coloniaux à singer servilement tout ce qui se fait en France. À s'en prévaloir pour justifier les crimes les plus odieux.

Cette mésaventure rocambolesque de MACRON a au moins l'avantage de nous convaincre de la nécessité de prévoir des mécanismes adaptés pour éviter toute dérive monarchique dans nos républiques africaines.

Un de ces mécanismes c'est précisément de faire des commissions parlementaires des commissions paritaires et des contre-pouvoirs des ministères. En ce sens, elles ne doivent pas seulement contrôler le gouvernement par le ministère concerné, elles doivent établir les objectifs de ce dernier pour en vérifier la réalisation indépendamment de la législature. En plus de la capacité de sanctionner les membres du gouvernement au niveau de l'assemblée générale. Seule la production légale, dans son expression la plus réduite, doit faire l'objet des jeux des majorités. Les grands changements doivent être réalisés par des constituantes qui doivent être formalisées en CNS de manière cyclique avant l'organisation d'un référendum.

Le président de la République comme tous les fonctionnaires de l'État, ne peut être protégé que civilement dans le cas de l'exercice légal de ses fonctions le temps de son mandat. En aucun cas, il ne doit être couvert pénalement.

Le président de la République doit répondre de tout manquement à l'exercice, à l'honneur ou à la dignité de ses fonctions au Sénat. Un Sénat qui doit être rendu non partisan dès sa constitution. Un temple de l'intérêt supérieur de la nation. Là où les jeux mesquins des bandes ne peuvent avoir de prise.

Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.


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As of Christ, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.


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