Usine VW à Kigali: Silence! On triche.


Les allemands, c'est pas des burkinabés...

Nous étions étudiants à Mons à l'époque, lorsqu'au cours d'un été, mon amie Liliane Aena et moi avions travaillé comme ouvriers à l'usine VW Golf de Forrest, près de Bruxelles.

Un travail harassant qui nous obligeait à quitter le lit à quatre heures du matin pour attraper le train de Bruxelles. Il fallait pointer à 6 heures du matin pour les 10 ou 12 heures suivantes, si ma mémoire est bonne.

L'expérience était néanmoins intéressante. D'abord parce qu'elle nous permettait de pénétrer à sa base la réalité d'un monde industriel que nous avions vocation à recréer chez nous. Comme nous nous destinions à des études d'ingénieur, pour mon cas, et de commerciale, pour Liliane.


Cela était d'autant plus important que les années qui avaient suivi le 11 septembre 2001 ont vu se déployer un protectionnisme industriel et scientifique à la limite du racisme. Dans une guerre économique qui ne dit pas son nom. À titre d'exemple, des entreprises spécialisées dans l'aérospatiale comme la SABCA, qui nous ouvraient généreusement leurs portes pour des stages après nos jobs d'étudiant dans l'industrie automobile, affichaient désormais une réticence inexpugnable. Le racisme autres fois latent des blancs semblait avoir trouvé dans ces attaques terroristes un catalyseur efficace. L'expérience était intéressante aussi pour le contact avec le monde ouvrier que nous avons appris ainsi à connaître. Un monde des gens simples mais droits. Avec un enthousiasme et un sens de la solidarité très étonnants pour des caucasiens.


Ça nous donnait une perception différente des blancs que nous étions habitués à côtoyer sur les bancs de l'école. Ceux qui se destinaient à occuper les positions de cette élite dirigeante méprisante que nous observions chez VW lors des échanges avec les syndicats. Le contact avec ces ouvriers n'avait rien à voir avec la situation de quasi Apartheid que nous connaissions à la Polytech. Là où la loi du silence et la pratique de l'isolation par une institution du bizutage n'avait rien à envier à une secte satanique repliée sur elle-même. Une mafia qui avait, entre autres, dans son projet «social», l'organisation de la tricherie par le biais de son réseau qui vous garantissait d'achever vos études en six ans, au lieu des cinq normalement requis.

Ce passage à VW était l'occasion d'être le témoin du clash des classes sociales dans le monde occidental. Avec un mépris presque congénital des dirigeants pour ces ouvriers et une haine assumée de ces derniers pour les premiers.


Ce clash des classes était la reproduction en miniature de la carte politique de la Belgique qui nous a procuré ensuite une meilleure compréhension des forces politiques en présence dans le plat pays.

Enfin, l'expérience était intéressante parce qu'aussi mon travail consistait essentiellement à conduire un nombre incalculable des Golf neuves pimpantes pour les acheminer vers le service de retouche de la peinture. Ce travail avait un côté amusant très curieux. Vous étiez autorisés à cracher un véhicule - par accident - sans grave conséquence. Normal, c'était l'usine! LOL. Autre fait curieux. Comme je conduisais ces véhicules, j'avais remarqué que les véhicules avec un volant à droite étaient nettement moins confortables que les classiques.

Déjà à l'époque, je ne pouvais pas m'empêcher de déceler un certain mépris des allemands pour les anglais pour qui ces véhicules étaient destinés. Je me suis pourtant résolu à me taire face à ce qui ne pouvait être vu que comme une théorie grossière du complot.

Il était impensable que des allemands réputés aussi sérieux pouvaient se livrer à des pratiques d'une si profonde...bassesse.


Arvind Thiruvengadam. Le chercheur d'origine indienne de la West Virginia University qui a découvert le pot aux roses d'échappement allemand. Lol.

Jusqu'au jour où sont tombées les révélations de cette université américaine sur les pratiques, non seulement frauduleuses, mais crapuleuses, auxquelles se sont livrés ces allemands depuis des années. En trafiquant leurs véhicules dans le but de tromper les systèmes de contrôle de la qualité des émissions des gaz d'échappement lors des tests d'approbation. Un logiciel embarqué pouvait détecter une situation de test et activer le système de filtrage des particules nocives pout fournir une lecture conforme aux normes. Une fois sorti du local, ce programme désactivait ledit filtrage pour polluer...sans frein. Chapeau pour les américains. Une révélation qui n'aurait probablement jamais vu le jour au Canada, au Québec en particulier, où règne une mafia des ordres professionnels qui n'auraient jamais autorisé ce chercheur indien à se prononcer sur des questions scientifiques touchant la pratique de l'ingénieur. Même l'Ontario, pourtant plus raisonnable dans sa législation, ne l'aurait probablement pas permis non plus. Étant donné qu'il s'agissait des questions environnementales que seuls sont autorisés à traiter des ingénieurs membres de l' «ordre». Résultat des courses des constructeurs comme VW ont empoisonné le publique canadien durant de longues années. À cause d'une législation qui était censée pourtant les protéger...


Incroyable! Néanmoins, connaissant la bête morte sur votre assiette, comme dirait Cabrel, je n'étais qu'à moitié surpris par ces révélations. Avec des années de développement logiciel pour la simulation des véhicules, domaine où ces allemands semblent faire autorité, je pouvais facilement voir comment ils abusaient de leur réputation pour induire parfois leur monde en erreur. Avec notamment des publications où ils exposaient des approximations grosses comme des cumulonimbus. Des contre-vérités que nous nous employons maintenant à exposer avec les moyens...du bord.

Il y a encore peu, je me souviens de ce patron de Bugatti - filiale de VW. Décidément, ça doit être de la famille - qui présentait, du haut de sa tribune, la nouvelle Chiron, en mettant en exergue son nombre incroyable de Chevaux et ses pneumatiques inspirés de l'aéronautique... Petit problème, les pneumatiques des avions entraînés par réaction ou par propulsion ne portent pas de couple. Ils sont donc très mal placés pour être des modèles en termes de production de l'accélération. Une accélération que les avions peuvent afficher grâce à leurs réacteurs généralement situés...sur les ailes. Alors que pour les automobiles, au delà d'un certain couple appliqué sur vos pneumatiques les roues patinent. Il faut donc ramener ce couple à son maximum acceptable par un système de contrôle de la traction pour pouvoir avancer. De sorte qu'il est parfaitement inutile de grimper en puissance avec ces engins polluants d'un autre âge. Une automobile, même si vous lui mettez une petite ailette sympathique à l'arrière comme pour la Chiron, c'est pas un avion dont vous pouvez augmenter indéfiniment la puissance pour une plus grande vélocité. À moins de réinventer la roue. Or, c'est ce que semblait précisément nous expliquer ce boss allemand de Bugatti avec ses roues d'avion... Le tout avec un sérieux on dirait hitlérien. LOL.


Pourtant bien avant VW, l'attention du monde aurait déjà due être attirée sur le côté limite, en termes d'éthique, de ces allemands. Avec les révélations sur les dopages qui leur procuraient toutes ces coupes qu'ils ont arrachées des années durant. Alors que nous étions fascinés dès le bas âge par des Rumenigue, des Rubesh et autres Jean-Marie Pfaff. Des tricheurs !

Rien. Nous avons continué à nous laisser subjuguer par ces germaniques aux apparences si sophistiquées que nous avions une fâcheuse tendance à assimiler à des scandinaves. Pourtant, ils étaient tout sauf des burkinabés.


Qui s'assemblent se ressemblent...

Aujourd'hui, alors que le pot aux roses d'échappement allemand est découvert, on apprend que nos amis de VW, indésirables un peu partout ailleurs, ont jeté leur dévolu sur le Rwanda. Et pas le Burkina.

Après l'amère expérience américaine, nos industriels de VW n'avaient sans doute pas besoin d'autres empêcheurs de tricher en rond au pays des Hommes intègres. Bien mal leur en aurait pris. On les comprend.

Pas donc étonnant que pour l'assemblage de leurs véhicules, ces experts de la triche, avec la sophistication qu'on leur connaît, aient choisi Kagame.

L'homme est lui-même un as de la triche. Son dernier coup de maître l'illustre parfaitement.

Il sponsorise indirectement les anglais d'Arsenal avec de l'aide humanitaire des hollandais - pourtant réputés comme impossibles à arnaquer avec notamment le QI le plus élevé d'Europe - pour attirer des touristes allemands qu'il invite à admirer des gorilles qu'il présente comme rwandais. Des gorilles qu'il va effrayer au Kongo en y semant mort et désolation pour les entraîner vers un Rwanda qu'il a transformé en un pays exportateur d'un minerai de coltan dont on ne trouve aucune trace de la moindre mine dans le pays des mille collines... Chapeau bas!


Tout ceci peut prêter à sourire, mais on a plus envie de rire devant l'incapacité des congolais, autrefois reconnus comme perspicaces, voire efficaces, à déployer une com du niveau de celle de Kagame. En sensibilisant, par exemple, les lobbies spécialisés dans la protection animale sur la situation des gorilles honteusement instrumentalisés par Kigali.

Il faut se rappeler qu'entre 2011 et 2012, après une embellie en RDC, ces gorilles avaient choisi de retourner au Kongo!

«L'atmosphère» à Kigali et la situation de Gacaca zoologique devaient être sans doute invivables pour ces Hominidés.

Nous ne pouvons qu'espérer une fin subite, voire brutale, de la médiocratie à Kinshasa, pour voir retourner rapidement nos gorilles pris en otage au Rwanda.

Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.


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As of Christ, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.


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