La France au pas, le Canada des «lumières»... Nouvel ordre mondial ou ordre du nouveau monde ?

Updated: Apr 16, 2019


« Si la France n'arrive pas à ratifier l'accord de libre échange avec le Canada, avec quel pays imaginez-vous pouvoir le faire ?»

Telle est la question que le premier ministre canadien, dans un racisme à peine voilé, pose aux députés de l'assemblée nationale de France à l'occasion d'un discours...historique.

On ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer....

La question pourrait sembler banale si, pour faire sa déclaration, ce premier ministre ne s'appuyait pas essentiellement sur un héritage génétique que les canadiens auraient en commun avec les européens.

En effet, en dehors de ce lien de sang, contrairement aux idées que se fait Justin Trudeau, les « valeurs » qu'il croît partager avec l'Europe, en allant jusqu'à évoquer d'hypothétiques « lumières » qui luiraient aussi au Canada, sont un mirage.



Le premier ministre semble ne pas comprendre que depuis que son ancêtre a quitté La Rochelle au 17ème siècle, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts entre la France et la Nouvelle France qui arbore aujourd'hui en toute fièreté un drapeau exhibant les armoiries de la monarchie des Bourbons...

Tandis que « le reste du Canada », supposé prendre exemple sur « la belle province », reste ancré dans son nouveau monde, séparé du vieux par un océan culturel, philosophique et même politique!

Un océan difficilement conciliable avec le fait qu'au Québec, les avocats et les professeurs d'Université réfléchissent encore aujourd'hui en termes des privilèges. On ne parle même pas du citoyen lambda de la Colombie britannique.

Un citoyen pour qui l'instruction n'est pas un ascenseur social dans un monde monarchique organisé en castes à la fois invisibles et inexpugnables.

Là où ce sont les banques contrôlées par «l'establishment» qui, en fonction de la dette contractée, ratifient les diplômes au travers des ordres professionnels divers et variés qui régissent la presque totalité des corps des métiers. Comme dans l'ancien régime de France...



Là où la valeur de l'individu est établie par un système de crédit et d'endettement. Une logique d'endettement qui méprise fondamentalement le mérite de manière à assurer son emprise sur des « citoyens » maintenus dans un état de servitude qui n'est pas seulement financier. Comme on serait tenté de le croire.

Le tout dans un pays extrêmement riche en resources minérales. Ce, alors même que le gouvernement pratique une politique de taxation des plus soutenues.

Un gouvernement qui se conçoit plus comme une organisation commerciale dont l'activité principale est l'imposition des « contribuables ». Des « citoyens » qu'il désigne comme des clients...

Ceux-là qui ont vocation à payer pour divers services. Du stationnement dans le parking de l'administration judiciaire au programme de déclaration des impôts en ligne!

Ceux qui, endettés avant même leur premier souffle, sont taxés du berceau au cercueil, voire au-delà.

Alors qu'ils devraient bénéficier des dividendes du pétrole, du diamant, du bois, etc, parce qu'ils sont nés dans un pays riche. Comme c'est le cas dans des pays riches en ressources comme les Émirats du golfe ou encore, il y quelques années, la Libye de Khadafi. Des pays sans doute moins fréquentables au goût de Trudeau.

Avec qui la France qui se dit éternelle pourrait signer un traité, cher monsieur ?


Pourquoi pas avec l'Inde éternelle ? Les indiens seraient-ils moins fréquentables pour la France ?

Et pourquoi pas Cuba qui offre l'un des meilleurs systèmes d'éducation au monde? En plus d'un système de santé dont de nombreux canadiens profitent largement à cause de son coût beaucoup plus abordable que celui de l'Union européenne. Les amérindiens et les nègres de Cuba seraient-ils moins fréquentables que vous ?

Et pourquoi pas avec les nègres francophones d'Afrique qui, par les Maures du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie, du Sahraoui et du sud du Maroc ont apporté les véritables lumières à l'Europe pendant près de 700 ans ? Par la civilisation de l'Al-Andaluz.

Et les Russes que le général De Gaule voit dans son Europe qui va de l'Atlantique à l'Oural?

Si le Canada et la France ont quelque chose en commun, c'est sans doute la brutalité avec laquelle ils mettent à feu et à sang un pays comme la Libye.



Là où l'éducation n'était pas seulement gratuite, mais rémunérée. De sorte que l'on ne sortait pas de l'école de la République en état de parfaite servitude vis-à-vis d'un « boss » qui considère votre travail comme un privilège qu'il vous offre quand il s'attend à ce que vous lui courbiez l'échine en permanence. Parce qu'il signe votre chèque. Grâce au crédit que la banque lui octroie, il se croît investi du pouvoir divin de vous virer au quart de tour sans autre forme de procès. Et le code du travail ne vous sera d'aucune utilité parce que les juristes chargés de son application ne peuvent pas faire mieux que des professeurs d'université. Ils n'ont pas conscience des droits. Ils opèrent sous le mode des privilèges. Quand bien même il existerait une commission des droits pourtant dits de la personne, là bas les juristes seront plus préoccupés de savoir si votre cas touche...votre communauté comme un groupe!

Si le Canada a aujourd'hui quelque chose en commun avec l'Europe, c'est sans doute la mort et la désolation que ses multinationales ont semées au Kongo au cours des décennies passées. Tandis que les banques canadiennes encaissaient les dividendes du diamant et du coltan du sang pour alimenter le système des privilèges de l'homme blanc avec ses discriminations, ses xénophobies et ses racismes.

C'est sans doute pour cette raison que ce premier ministre ose présenter un criminel de guerre comme Roméo Dallaire comme un héros dans l'hémicycle de l'assemblée nationale française. Pour son inaction doublée de sa collusion avec les forces appuyées par l'Ouganda anglais dans l'horreur du Rwanda en 1994.

Alors que cet officier, avec l'establishment canadien et la couronne britannique, ont juré la perte du monde francophone par la guerre qu'ils ont imposée au Kongo. Après avoir transformé, de la manière que l'on sait, le Rwanda voisin, autres fois francophone, en un pays aujourd'hui anglophone et membre du Commonwealth!


Avec qui la France et l'Union européenne pourraient avoir un traité, madame Freeland ?

Pourquoi pas le Kongo ? Même s'il n'est pas demandeur. C'est le plus grand pays francophone au monde. C'est grâce aux immenses richesses du Kongo que l'Union européenne a son siège à Bruxelles, en Belgique. Seul pays européen à être «miraculeusement» sorti sans dette de la deuxième guerre mondiale.

Avec ses richesses et un modèle véritablement républicain que le Canada et les monarchies du monde ont tenté de détruire comme ce fut le cas pour la Libye, le Kongo a vocation à être une puissance plus qu'économique. Une puissance culturelle, et même spirituelle.

Pour Justin Trudeau, dans son discours aux députés de l'assemblée nationale française, le nouveau monde n'est plus. On se demande si c'est parce qu'on y trouve pas les majestueuses cathédrales en pierre de l'Europe alors que les gratte-ciel dominent le continent nord-américain.

Ce premier ministre doit comprendre qu'il faut plus que des édifices aux parois intérieurs en papier pour faire un monde. Et dans un monde digne de ce nom, au-delà des apparences, l'isolation acoustique que procure la pierre devrait être un droit fondamental à l'intégrité physique et mentale de l'être humain. Plus que le prestige des façades, la dignité humaine, dont on ne trouve aucune trace dans le système de droit canadien, est la première mesure de la grandeur d'un pays. Pas la dette!


Quand on voit des députés français offrir une standing ovation à ce premier ministre parce qu'il présente le Canada comme un pays francophile, on a plus du tout envie de pleurer. Malgré les huit millions de morts du Kongo. Morts, aussi parce que francophones!

On a envie de rire lorsqu'on comprend jusqu'où un pays comme la France peut descendre lorsque son hémicycle est rempli par des députés de type « En Marche ».

C'est une France qui est effectivement en marche... Celle qu'on fait marcher par le premier prestidigitateur qui vient de loin.

En attendant que le premier pays francophone au monde retrouve sa voie pour une nouvelle humanité.

On est jamais premier par hasard !

Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire.


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