La dérive monarchique des républiques africaines: Entre envoûtement et démence, RDC, un cas d'école.

Updated: Apr 16, 2019


Les trentes dernières années qui ont suivi la fin de la guerre froide, avec le vent de l'Est de la fameuse Perestroïka, ont été en Afrique l'occasion de tragiques désillusions sur les aspirations démocratiques des peuples. Avec la chute du mur de Berlin, les pays africains, généralement organisés alors en régimes à parti unique de type très autoritaire, ont aperçu une lueur d'espoir vers une liberté qui se fait toujours attendre.

Trente ans plus tard, à quelques exceptions près - Dieu merci -, le tableau en matière de démocratisation est tristement sombre.

Du nord au sud, de l'est à l'ouest, l'africain semble avoir une propension anormale à s'accrocher au pouvoir. Avec la dernière énergie. Au point de compromettre durablement des vies entières à cause de ce qui ressemble à première vue à un appétit pathologique du pouvoir.

« Nit ku nyul, dafa beug ngur ! » Chante Youssou Ndour dans Demb. Le nègre aime-t-il réellement le pouvoir plus que d'autres ?


De la Libye de Khadafi, à l'Afrique du Sud de Zuma, du Gabon des Bongo père et fils, au Rwanda de Kagame, avec au centre du continent, la Kabilie des Kabila, l'Africain semble plus que d'autres avoir une conception si monarchique du pouvoir qu'il va jusqu'à ignorer tous les prescrits de la constitution qui l'a placé à ce pouvoir, pour finir par se substituer à la loi.

Il est vrai que le cas de la Libye est à considérer avec une certaine prudence, étant donné que le leader de la Jamahiriya libyenne n'a jamais dit à personne qu'il était président de la Libye. Même si une clarification et une distance plus marquée du guide éclairé auraient sans doute évité l'enfer à son peuple. De manière générale, cependant, depuis la Perestroïka, les despotes africains accros au pouvoir sont des élus avec un mandat clairement limité dans le temps.

D'où vient à l'Africain, le nègre en particulier, cette soif démesurée du pouvoir qui l'empêche de comprendre que lorsqu'un mandat est arrivé à terme, il faut passer le relais ? La course de relais, pour reprendre l'imagerie de cet homme d'église, est-elle fondamentalement impossible à pratiquer pour un esprit africain ? Doit-on penser que la « démocratie » est résolument un luxe pour les africains, comme l'avait suggéré Chirac ? Que sa pratique ne serait pas dans le code génétique de l'africain ? Et par extension, puisque cette démocratie semble être le socle des sociétés dites développées de l'hémisphère ouest de la planète, doit-on conclure que les nègres ne sont peut-être simplement pas mentalement outillés pour bâtir une société organisée capable de modernité et de progrès ?


Dans cette démence endémique qui s'abat sur l'ensemble du continent noir, le cas de la République dite démocratique du Congo est sans doute le plus troublant.

Après de longues décennies d'un pouvoir autocratique décrié, des groupes armés arrivés au pouvoir à la faveur d'une révolution étrange - car soutenue par les puissances impérialistes de la planète - parviennent tant bien que mal à asseoir leur pouvoir par la voie obligée des élections. Les armes n'ayant pas eu raison des avidités des uns et des autres. Plus de dix ans après les premières élections, plus rien. Les caciques semblent se conforter dans l'idée qu'ils sont arrivés au pouvoir par les armes et que rien d'autre ne pourrait leur arracher leur butin de guerre.

L'explication qui semble revenir dans le cas de la RDC est bien entendu celle de la guerre pour justifier l'inpensable. Le géant de l'Afrique a été, il est vrai, pendant une vingtaine d'année, victime d'une agression armée provenant essentiellement d'un pays voisin minuscule.


Là où le bât blesse - et la RDC en devient un cas d'école en matière d'accrochage au pouvoir - c'est lorsque l'histoire montre que le pouvoir en place est l'architecte de l'agression dont il se dit victime. Dans le but précis de se passer carrément des élections. De sorte que députés, sénateurs, gouverneurs, maires et autres bourgmestres s'installent dans un "glissement" de mandat qui s'étale sur plus d'une décennie pour certains. Le président hors mandat quant à lui, dans une interprétation très tendancieuse de la constitution, se satisfait désormais de sa nouvelle fonction de président sortant à vie. Renvoyant régulièrement à cette constitution qu'il viole tout aussi régulièrement ses interlocuteurs qui daignent l'interroger sur sa volonté de se présenter aux élections malgré la limite légale de deux mandats qu'il a épuisés. L'homme n'a pas froid aux yeux lorsqu'il déclare que, pour lui, l'important c'est « le développement ». Même si après 17 ans de pouvoir, Kinshasa est inondé d'immondices, pendant que le peuple se fait trancher à la machette par des groupes qu'il contrôle.

Dans ce chaos généralisé, lorsque l'on observe la folie de l'ensemble des acteurs politiques de la RDC, ceux de l'opposition en particulier, la tentation est forte de croire que le nègre n'est pas capable d'intelligence. Comme l'a soutenu cette participante étrange à un concours de beauté en RDC, avant de défrayer la chronique et de s'attirer les foudres de l'opinion congolaise.

Un tel constat d'incapacité des noirs ne serait pas du tout de nature à déplaire aux anciennes puissances d'occupation de l'Afrique. Des puissances qui voient en ce désordre une démonstration très gratifiante de leur supériorité par rapport à des gens à qui ils n'auraient sans doute jamais dû abandonner, de leur point de vue, terre, ressources précieuses et pouvoir.


De tous les pays africains, celui où une telle situation est cruellement interpellante, c'est l'Afrique du Sud. Les frasques de ces longues années au pouvoir de Zuma, les scandales de corruption, les malversations, le mépris pour la Justice, ses dernières manœuvres visant à placer son ex au pouvoir pour assurer ses arrières, ont été certainement le pain béni des racistes et autres suprémacistes blancs qui ne rêvent que de reconquérir l'Afrique. Un embarras insupportable pour les héritiers de Sankara que nous sommes. C'est à en perdre son lingala quand le même Zuma fustige les privilèges des blancs au moment de son départ précipité. Tout en leur servant sur un plateau d'or les prétextes de leurs prétentions.

Il est triste de voir que l'africain au cours de soixante dernières années s'est appliqué de manière constante à faire la démonstration de sa médiocrité devant son oppresseur naturellement intéressé par de tels exploits. En lui montrant ainsi qu'il n'avait peut-être pas tort de le réduire en esclavage. D'occuper vicieusement ses terres. De l'exploiter cruellement et de l'opprimer. Comme pour lui redonner une part d'humanité qu'il semble avoir perdu au travers de ses entreprises innombrables de destruction de cette même humanité et de sa planète.


Au vu de ce qui se passe dans des pays comme la RDC, hélas, tout porte objectivement à croire que le nègre semble avoir échoué dans la mission que Lumumba lui a assignée de montrer à la face du monde ce dont il était capable dans la liberté.

En effet, le nègre qui tue les nègres aujourd'hui dans les rues de Kinshasa ou de Pretoria, est un nègre. Un nègre en liberté qui empêche un autre de jouir de sa liberté. De réclamer simplement sa dignité alors que le blanc est invisible dans l'histoire. Ça peut faire mal. On a très mal à la place de Lumumba qui ne pourra certainement pas se retourner dans une tombe qu'on lui a refusée.

On n'est tenté de jeter l'éponge. De fermer les yeux, se boucher les oreilles. Se taire et se dire que peut-être effectivement, noir c'est noir...Il ne peut y avoir d'espoir.

Jusqu'au moment où, avec toute la bonne foi du monde et l'absence de rancune dont sont capables les noirs - d'après les blancs -, on ne peut pas s'empêcher de voir que dans son délire masochiste, le crime que le nègre s'auto-inflige profite largement au blanc. Que ce soit au Kongo où les multinationales enregistrent des profits historiques inespérés sous la l'occupation, ou en Afrique du Sud où l'apartheid est en passe d'être justifié devant l'Histoire, le nègre ne gagne strictement rien. Zéro. Nada. Nkatu. Tshijengu.

La raison, qui n'est pourtant pas nègre selon un nègre qui devait sans doute prendre son cas pour une généralité, impose de se rendre à l'évidence. Si ce crime profite au blanc, c'est qu'il en est bien l'auteur. Mais il faut encore le prouver.


À ce point, les réactions ne manqueront pas de fuser. Pour crier au complotisme ou fustiger l'infantilisme des nègres qui n'ont aucun sens des responsabilités. Et qui, par une paresse intellectuelle vraisemblablement génétique, aiment à se replier dans une logique victimaire. Là où d'autres prendraient certainement leur taureau par les cornes pour régler leurs comptes à leur bourreau. En recourant au besoin à une violence sans égale contre l'ennemi. Quand le nègre ne réserve sa violence qu'à son semblable... Ces arguments sont défendables.

Petite parenthèse... Bien entendu, les lecteurs intelligents, c-à-d, ceux en dehors des services dits d'intelligence, ont compris que ceci n'est pas un appel à la violence. Nous n'encouragerons jamais le type de violence à la mode ces jours-ci. Celui par exemple du djihadiste minable qui s'en prend à des innocents incapables de nouer les deux bouts du mois, pour qui la géopolitique leur passe au dessus de la tête. Surtout lorsque la finalité c'est d'entraîner l'Occident dans un terrain qu'il est le seul à maîtriser et de lui donner ainsi le prétexte rêvé pour produire un chef-d'oeuvre comme la Libye ou encore l'Iraq. La violence à laquelle il est fait référence ici, on l'a compris, c'est celle à l'état pur. Comme sait la pratiquer ce même Occident avec toute la sophistication qu'on lui connaît. Une violence qui ne connaît ni correctionnel, ni Cour pénale internationale. C'est Hiroshima. C'est Nagasaki. C'est l'extermination sur une échelle inimaginable des peuples autochtones d'Amérique. On a envie d'ajouter que c'est le Kongo depuis 1492, de l'esclavage des noirs aux tueries abominables dans le Kasai, en passant par les 15 millions de morts et des mains coupées de la couronne belge et les 8 millions de Kabila et de Paul Kagame pour le compte de la même monarchie. Mais on craint d'être taxé de révisionniste recourant à la concurrence mémorielle face à un pays voisin soutenu par le même Occident dans un enfer imposé au Kongo qui ne dit pas son nom. On dira donc que c'est le type de violence à laquelle peut légitimement recourir la Corée du Nord pour en découdre si nécessaire avec un monde occidental qui a perdu son nord, afin de se faire respecter. Seulement voilà, comme véritables dépositaires de cette planète dont nous sommes une extension, nous ne prendrons jamais le risque de mettre, même partiellement, notre mère en péril. Sans doute ferons-nous appel un jour à la puissance d'un feu d'un autre genre. Si besoin est encore de le faire. Tout porte effectivement à croire que l'espèce est en voie de disparition et qu'avant de se retrouver en situation d'infériorité, elle s'auto-détruira selon toute vraisemblance dans ce qu'elle sait faire de mieux. Pour paraphraser cet autre homme d'église, le combat sera porté à sa dimension mystique pour préserver cette planète et son humanité. Là où nous sommes invincibles, tandis que notre victoire est certaine.

Cela dit, encore une fois, il y a du vrai dans toutes les critiques formulées contre l'africain.

Les pays africains doivent se rendre à l'évidence de deux choses simples. D'abord, les constitutions qu'ils copient honteusement sont la source première de la confusion qui règne aujourd'hui en Afrique. Des copier-coller qui ne tiennent absolument pas compte des réalités socio-historiques de leurs peuples. Pour venir s'imposer à leurs institutions tel un système d'exploitation d'ordinateur incompatible avec le hardware de ce dernier. On s'étonne que ça ne marche pas... Il faut changer de software!

Les présidents africains sont de vrais monarques installés au trône par les textes de leur propre république et qui finissent par se croire investis d'un pouvoir providentiel par l'attitude des africains à leur égard.



Jadis, c'est avec une lecture pervertie de la Bible que le blanc avait réussi à cerner l'âme de l'africain. Aujourd'hui, c'est avec une bible d'un autre genre.

Avec des textes parfois bidouillés dans des universités européennes, le décor est bien entendu planté pour conforter les despotes africains dans leur délire recurrent. Et tout dans les habitudes des africains concourt à les ancrer dans leur égo démesuré. En attisant leur soif insatiable de se faire vénérer.

Les rites qui accompagnent parfois l'investiture républicaine, la mentalité, il faut le reconnaître, très portée vers la vénération d'un chef traditionnel comme par une nécessité pathologique, sont là des incitations à cette dérive monarchique. Cependant, il faut encore en examiner les causes profondes.

Il y a aussi les idées. Jadis, on parlait de première dame, aujourd'hui c'est carrément de première famille qu'il est question. Et en Afrique, elle n'est pas seulement nombreuse. Elle est élargie. Là suite on la retrouve dans les scandales financiers qui résultent des affaires où, inévitablement, elle fait valoir ses privilèges d'État pour se frayer un chemin dans les deniers publiques. Se tailler la part du très monarchique roi lion dans divers négoces obscurs. Des transactions effectuées sur le dos des contribuables clochardisés sur une terre bourrée d'immenses richesses.



On ne s'attarde pas sur les successions monarchiques qui sont devenues la mode en Afrique. Quand ce ne sont pas les rejetons qui remplacent leurs despotes de pères, ce sont les premières dames, et même parfois les ex qu'on essaye de pistonner au sommet de l'État.

Et les opposants ne sont pas du reste dans ce délire monarchique.

En RDC, par exemple, on est « leader » d'un parti, non pas à cause de son attachement à un idéal, à cause d'une vision ou un projet de société qu'on a d'ailleurs pas, d'une compétence établie, d'un mérite, mais bien parce que l'on est fils d'un « leader historique ». Même sans le charisme. « Le petit du chat est un chat. Celui du chien, un chien...» Et donc celui d'un leader est forcément un leader, même si prendre lamentablement la poudre d'escampette lors des manifestations quelque peu périlleuses est régulièrement à verser dans le compte de ses hauts faits d'armes.


La responsabilité des africains se situe ici au niveau où personne ne semble troublé outre mesure par ce népotisme de marécage. En Afrique, peut-être plus qu'ailleurs, on se résigne à accepter que les puissants, même sans juste titre, même lorsqu'ils ne sont que des tigres en papier, fassent la loi.

De vrais mécanismes constitutionnels devraient prevenir toute dérive monarchique. De vrais garde-fous, au propre comme au figuré, devraient être mis en place pour éviter qu'un président ne se prennent la tête.


On pense ici au système parlementaire à suffrage indirect pour le président. Celui-ci devrait être désigné au sein d'une des chambres du parlement comme le sénat, sur une base non partisane et un protocole clairement défini à la fois pour son installation et le cas échéant, sa révocation.

Afin de ne pas tomber dans les travers de la particratie occidentale, d'autres formules peuvent être imaginées comme la désignation par une constituante intégrée dans les institutions sur une certaine périodicité de 15 ou 21 ans. Et qui, à l'issue de chacune de ses tenues, désignerait un chef de l'État et même son successeur pour couvrir toute la périodicité. Le rôle de ce président devrait être strictement symbolique, protocolaire. L'appât du gain financier minime, tandis que la responsabilité encourue sur le plan personnel - notamment dans des cas de haute trahison - devrait être maximisée. Sa noblesse de caractère, ses origines nationales, ses croyances religieuses, ses allégeances passées et présentes, son orientation sexuelle, sa santé mentale et émotionnelle, ses capacités intellectuelles, ses diplômes, ses réalisations personnelles, ses accomplissements, le caractère sain et équilibré de son foyer et de ses finances, son occupation actuelle lui garantissant un futur après la présidence, doivent être scrutés à la loupe. Il va de soi que seule une perle rare pourra répondre à tous ces critères.

C'est une telle perle que la République doit réclamer.




(En 2010, la reine des belges avait été rattrapée par l'actualité dans une affaire rocambolesque de pierres précieuses du Kongo. Une folle attention galante du despote congolais, Robin des Bois des têtes couronnées, qui avait suscité une controverse royale. Tout un symbole. Quand on sait que les richesses pillées du Kongo transitent par la Belgique via le Rwanda - état proxy de la Couronne belge dans ses velléités de récupérer le Kongo - pour rapporter des milliards à une élite tapie dans l'ombre du plat pays. Pendant que le kongomani n'a rien à se mettre sous la dent et qu'il n'a parfois même pas de toit au dessus de sa tête, quand on ne lui tire pas dessus comme un lapin. Il est intéressant d'observer que lorsque la reine se permet ce péché mignon royal, incidemment la Belgique reste sans gouvernement élu durant presque deux ans. Une référence pour le galant vassal qui s'en inspire certainement dans son propre glissement de mandat devenu aujourd'hui un modèle du genre.)

Hélas, le suffrage universel ne suffit pas pour la trouver.

Il sera néanmoins applicable au premier ministre, chef de l'exécutif, pour qui des considérations moins draconiennes, plus politiciennes pourraient présider à son élection et à son installation par le parlement. Encore une fois, il faudra veiller à ne pas consacrer une dérive particratique à la place de celle monarchique. Après les élections, les institutions de représentation doivent assumer leur rôle politique en veillant à ce que les élus soient de vrais agents de l'État, au service du peuple et non de leurs intérêts partisans. Aucune influence d'un parti politique dans les affaires de la République ne devrait être tolérée.


Il faut reconnaître que le suffrage universel pour le président de la république n'a pas servi les pays africains. Tout en se substituant aux mailles d'un filet d'une sélection rigoureuse, Il a plus contribué à installer dans leurs égos des individus déjà saturés à l'extrême par une conception très personnelle du pouvoir. On a envie de dire une conception très tribale du pouvoir.

Mais c'est seulement d'un point de vue de la perception occidentale du caractère tribal de quelque chose. Même s'il faut reconnaître qu'il est le moins mauvais de tous ceux que l'on rencontre sur la scène internationale, la vérité est que le modèle français est loin d'être parfait pour les républiques bananières d'Afrique qui s'en inspirent aveuglément.

En ce sens, ce modèle est essentiellement féodal tant la féodalité semble être la seule réalité philosophique de la plus part des pays européens. À l'exception notable des pays scandinaves qui n'ont pas connu cet avilissement.


À bien regarder les choses, la France est une république plus monarchique que la Grande Bretagne. Avec un souverain - le mot n'est pas trop fort - élu au suffrage universel. Il est à cet effet intéressant de noter que le président de la République française est de facto co-prince de Monaco et il partage la cosuzéraineté d'Andorre avec un prélat catholique. C'est dire à quel point des idées comme l'égalité des droits, la séparation de l'État et de la religion, etc, sont véritablement ancrées dans l'âme du français et de l'occidental en général. Tout n'est pas rose. Loin de là. Les femmes, on le sait, n'acquièrent le droit de vote que depuis quelques années, après la deuxième guerre mondiale. Alors que chez les sauvages, au sens de Rousseau, en Afrique notamment, elles dirigent des empires depuis des siècles, voire des millénaires.

L'influence politique de la France auprès des pays du monde n'est pas à nier. La complaisance et la nonchalance avec laquelle les pays francophones s'appliquent à respecter des idéaux supposés fondateurs de leur hémisphère francophone ne devrait pas étonner. Quand on connaît la duplicité des chefs d'État français et leur complicité avec les dictateurs d'Afrique notamment dans les situations répétées de concussion.


Le fruit est dans le ver. Les français n'avaient pas vocation à servir de modèle à qui que ce soit. Un peuple infréquentable des grecs, mais qui s'est pourtant donné la mission messianique de répandre la démocratie hellénique dans le monde. Pas étonnant que ce truc ne semble fonctionner nulle part aujourd'hui. Même pas en Grèce.

Le copiage grossier des africains d'un modèle vicié justifie-t-il cependant la démence qui traverse l'ensemble du continent africain aujourd'hui ?

Les français ne sont pas les lumières qu'on croît, on l'a vu. Ils organisent quand même des élections régulièrement. Même si le choix entre une gauche et une droite de la pensée unique énarque peut être tristement monotone. Pourquoi les nègres ne copient-ils pas servilement la régularité des élections françaises comme ils savent si bien le faire ?

Encore une fois, la raison semble nous empêcher de tout rejeter sur les blancs. À moins d'entrer en profondeur...

Loin de la politique politicienne et des considérations purement juridiques, la vérité se trouve peut-être dans les profondeurs de la philosophie des politiques que les nègres se sont choisies.


« L'Homme noir n'est pas encore entré dans l'Histoire » Sieur Sarkozy - 25000 ans après Ishango -.

Si on considère le cas extrêmement bizarre de la RDC - et il est représentatif des autres pays africains - on ne peut s'empêcher d'observer la situation de folie clinique qui semble affecter les congolais depuis un certain nombre d'années. Les congolais, autres fois brillants, perspicaces, voire élégants, sombrent aujourd'hui dans un avilissement étonnant.

Un avilissement qui frise désormais l'envoûtement. La médiocrité a atteint des proportions sidérales en RDC. Et ce ne sont pas seulement les caciques du pouvoir qui sont concernés. L'opposition congolaise aujourd'hui est sans doute la plus médiocre que l'histoire de cette planète ait jamais produite. On est loin des personnages véritablement éclairés comme Matanda, Lihau, et autres Kanza, voire le cardinal Monsengwo. La scène politique congolaise s'apparente aujourd'hui à un cirque. Côté majorité, on est loin des éminences grises comme les Mabi Mulumba, des génies comme les Maîtres Nimi Mayidika Ngimbi, Kamanda-wa-Kamanda, etc.

Aujourd'hui les politiques congolais, non contents de tricher honteusement aux élections, de se maintenir en place frauduleusement après leurs mandats, sont réduits à se faire confectionner des diplômes de complaisance par des autorités académiques à leur solde. Après des tentatives vaines de trafiquer la constitution qui se sont terminées dans le sang versé des congolais. Cette fois-là déterminés à faire barrage à ce gangstérisme politique digne d'un...western.

Au vu d'une telle médiocrité, on pourrait se dire que c'est la guerre qui est passée par là. Oui, seulement dans la mesure où un des moyens employés par les architectes de cette guerre est la destruction du système formel d'éducation.

Et l'éducation, comme on le sait, d'un point de vue philosophique et politique, est le cœur de la cité. En ce sens, le système formel d'éducation n'est qu'un aspect de ce noyau plus général de l'éducation qui est visée.


En effet, le but de la cité, on le sait, c'est d'élever les âmes qui la constituent au mieux de ce que l'être humain peut représenter. De ce point de vue, il est important de noter que la cité est plus proche d'une église, que d'une administration géante comme dans les pays européens, ou encore d'une épicerie géante comme en Amérique du nord. Là où la carte de crédit que vous fournit la banque fait office de carte d'identité même pour les services gouvernementaux. La république est une communauté des esprits. Elle est indiscutablement une entité spirituelle. Mieux, elle est un esprit. En l'occurrence, la somme des esprits qui la composent et la nourrissent au travers des règles, des traditions et d'une culture politiques propres.

Si la Belgique n'a pas la même personnalité que celle de la France, ce n'est pas à cause de sa taille réduite. Malgré sa taille modeste, la personnalité de la France est de loin supérieure à celle du Canada, de la Chine et de la Russie. Ce n'est sans doute pas par hasard que les chefs d'État de ces deux derniers pays subissent régulièrement en publique, sans broncher, des remontrances de la France sur des questions des droits dits de l'Homme. Alors que les violations de ces mêmes droits par la France en France et dans le monde, sont légion.

Quant au Canada, évidemment, la solidarité occidentale ne permet pas d'attaquer ce pays qui est un modèle de crime contre cette humanité. Cependant, la condescendance des français et des européens en général vis-à-vis du Canada n'est pas à démontrer.

L'aura que la République acquière au travers des idéaux qu'elle représente, de sa justice, de son organisation, de sa gestion et des moyens qu'elle dégage, se répand sur l'âme de l'ensemble de ses citoyens. Ils voient ainsi leurs consciences collective et individuelle élargies.

Réciproquement, le degré de sophistication que les citoyens atteignent individuellement par leurs moyens propres ou par ceux de la République élève la conscience collective du groupe, et fortifie le rayonnement de la République.

Plus que philosophique, le lien entre la cité et le citoyen est mystique.

Platon établit en effet une correspondance entre les parties de la cité et les parties de l'âme de sorte que la recherche de la justice au sein de la cité est intimement liée à la création de l'harmonie dans l'âme humaine. Et vice-versa.

Pour Platon, la meilleure des cités, libre de tout conflit, est celle qui comporte à sa tête un philosophe. Au sens noble tu terme, bien entendu. Non pas celui des marchands d'illusions ou des professionnels de la confusion que l'occident a produits par la suite. Il s'agit pour nous du sage à la fois savant et prêtre, au sens plus mystique que religieux. Les religions d'État, surtout lorsqu'elles sont importées, ne sont pas à envisager. Il ne s'agit pas ici de la séparation de l'État et de la religion au sens français.

Pour nous, l'État, s'il doit être séparé de la religion, il doit en revanche être absolument ancré en Dieu.

L'état de la cité est indiscutablement tributaire de sa tête. Le plus grand mal est effectivement vu comme la discorde qui est créée au sein de la cité et qui se repercute dans l'âme du citoyen. Le modèle corrompu de la justice occidentale, les guerres qui sont imposées au Kongo, et à l'Afrique en général, visent en réalité l'âme de l'africain. Or, dans ces discordes, si le rôle des congolais au pouvoir est évident, celui de ceux qui les y ont placés à dessein ne peut être ignoré.


C'est ici qu'on prend la vraie mesure du crime que l'homme blanc commet dans les pays africains. Celui de placer à la tête d'une cité décapitée, par une succession non moins monarchique dans une République dite démocratique, un psychopathe avéré.

Tout le contraire d'un philosophe. L'enfer de Platon.

Le crime parfait. Le crime philosophique. Celui qui aboutit à son tour à la discorde dans l'ensemble de la cité et qui distribue la démence au sommet dans chacune des âmes de la même cité. Pour ouvrir la porte aux démons de la violence extérieure qui viennent parachever le chaos. Pendant que l'homme blanc se sert or, coltan et cobalt.

Il est faux de penser que les noirs sont incapables d'organisation intelligente. C'est seulement lorsqu'ils singent servilement des idées bricolées de l'occidental qu'ils perdent littéralement le nord, et qu'ils invitent le loup dans la bergerie.

Dans une société traditionnelle comme celle des Bashilele du Kasai, il est intéressant d'observer que le roi est désigné par les notables de la tribu. S'il est supposé régner à vie, les Bashilele ont une tradition très particulière qui leur permet de précipiter le départ d'un roi - vers son créateur - afin de préserver au besoin l'équilibre de la société. Sans doute mieux que les grecs et les occidentaux, les Bashilele du Kasai devaient avoir compris que pour un tel équilibre de leur société, il n'y avait rien de pire qu'un roi fou qui s'accroche à son trône.


D'autres sociétés fondamentalement "démocratiques" se rencontrent un peu partout en Afrique. Les Igbo du Nigéria, par exemple, n'ont pas de structure monarchique de gouvernance. Les affaires des villages sont conduites collectivement par les anciens.

Il apparaît donc que la dérive monarchique dans les républiques africaines est le produit à la fois d'un modèle vicié et du crime parfait qui est orchestré à un niveau subtil pour ligoter l'âme de l'africain par l'empoisonnement de la tête de sa cité. Là où est planté le germe de la démence qui se manifeste ensuite dans l'ensemble de la société. Pendant que l'on observe, impuissant, le délire collectif dans lequel sont engagés les africains par un envoûtement des plus sophistiqués. Celui justement de la philosophie...

Le type d'envoûtement auquel fait référence Socrate dans la République de Platon lorsqu'il évoque le rôle que doit jouer la sorcellerie dans la cité chez les grecs au travers des maléfices que doivent subir les élites dans le but supposé de les éprouver.

La République de Platon repose en outre sur un pilier d'une Justice que Socrate a du mal à expliquer à ses congénères. Or ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Des interrogations soulevées notamment par Glaucon, lorsqu'il demande à quoi lui servirait la Justice s'il avait la force nécessaire pour imposer sa volonté, les explications alambiquées que Socrate apporte sur l'importance de la Justice laissent largement à désirer.

La leçon qu'on en tire, c'est que le caucasoïde, de par ces questionnements et les réponses qui sont données, n'a pas un sens inné de la Justice. Il la conçoit comme une création sociale, voire une activité humaine. De ce point de vue, il n'y adhère que lorsque la force l'y contraint ou qu'il y trouve un intérêt immédiat. Les exemples dans le monde occidental abondent dans ce sens. La justice en occident n'est pas un tout indivis. C'est un édifice - généralement très beau - à géométrie variable.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir...».

De Glaucon à de Lafontaine, en passant par les romains - dont les principes demeurent d'application - pour qui le pauvre ne peut avoir gain de cause devant un tribunal, il semble établi que la justice occidentale est une justice de façade.

Pour l'Égyptien, et donc le kongoïde, la Justice n'est pas un fait humain. Elle est le logiciel duquel procède l'équilibre de l'univers tout entier, pour se refléter ensuite dans la nature, en assurant qu'un grain de maïs semé produise bien la plante associée, avant d'atteindre le corps humain où les poils doivent pousser aux endroits prévus. Les règles que l'homme établit, en ce compris celles de sa justice mondaine, n'ont pas d'autre choix que de se conformer à ce logiciel.

C'est donc dans un acte de rebellion que le caucasoïde concocte une justice synthétique de sa convenance, sans égard pour le plus grand ensemble. Une justice accessoire qu'il peut violer selon ses besoins en provoquant les déséquilibres que l'on observe partout. C'est sans doute par cette incapacité à exprimer la Justice dans son attitude permanente de rebellion qu'il peut être soutenu que le caucasoïde est incapable de bien. Le bien étant considéré ici comme tout ce qui concourt à la préservation de l'univers au travers de la planète et de l'être. Le mal étant l'absence d'une telle démarche qui génère la discorde.

Il est intéressant de noter que dans le mot logiciel, il y a deux mots que l'on peut déduire: logique et ciel. C'est la célèbre recommandation du Christ dans son « Cherchez d'abord le royaume des cieux et sa Justice...».

Ajouté au fait que la cité grecque se fonde sur un sens de la Justice incompris, le recours à des pratiques de sorcellerie ouvertement nuisibles, à la limite d'un satanisme décomplexé, achève de se convaincre de ce qu'en embrassant le modèle athénien, l'africain évolue en territoire résolument inconnu. Un monde inconnu dont il ne maîtrise pas les arcanes. Mais où il se livre corps et âme. Yeux fermés. Pieds et poings liés.

Quoi d'étonnant, dès lors, que dans une telle ignorance, rien ne fonctionne ?

Pour nous, la meilleure des cités, c'est la cité éclairée. Celle constituée des citoyens éclairés. Des lumières individuelles qui cheminent vers l'illumination collective ultime. Celle d'une conscience collective capable de manifester la divinité sur terre.

Une cité aux antipodes des États occidentaux bâtis principalement sur une structure de servitude déguisée entre autres en un système fiscal que l'on essaye ensuite de justifier comme on peut.

Le constat est sans appel. Le modèle démocratique occidental, structurellement corrompu, indiscutablement inadapté, prête à confusion en Afrique. La dérive monarchique des républiques africaines procède de la confusion philosophique dans laquelle ont été servilement entraînés les africains.


Cette dérive monarchique est incontestablement le fait des puissances monarchiques de cette planète. Des puissances obscurantistes qui sèment dans l'âme de l'africain le chaos que l'on observe un peu partout sur le continent et même ailleurs.

De l'Afrique du sud à l'Égypte, en passant par le Kongo, le Nigéria, le Mali, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, le schéma chaotique qui prévaut est unique. Celui de la soumission féodale des États républicains afin d'imposer le statu quo de la servitude. Face à des républiques ayant vocation à soustraire l'être humain de la sujétion monarchique par l'épanouissement de l' âme du citoyen.

La guerre qui sévit présentement en Afrique va bien entendu au-delà des frontières du continent. Elle se vit dans des pays comme l'Iraq, la Syrie, l'Afghanistan, etc. Là où deux archétypes s'affrontent au travers de puissances antagonistes représentatives de leur bord idéologique: L'Arabie Saoudite et la République Islamique d'Iran. La première soutenue par l'Angleterre et les Saxe Cobourg-Gotha éparpillés un peu partout en Europe et plus impliqués en Afrique et au Kongo en particulier. La République d'Iran bénéficie quant à elle de l'appui de grandes révolutions de ce monde comme la Chine et la Russie. Il est intéressant de noter que la France n'est pas dans ce camp alors qu'elle choisit de s'allier à la Grande Bretagne et à son bras séculier que sont les États-Unis d'Amérique.

Les sociétés africaines établies suivant le modèle égyptien ancestral, dont s'inspire pourtant maladroitement la Grèce antique, ont véritablement vocation à apporter les innovations dont l'Afrique, et même le monde, a incontestablement besoin. À la fois pour sortir de l'obscurantisme actuel et pour se prémunir de la soumission féodale présentement en marche.

En plaçant une Justice sacrée au cœur de leur système et Dieu au sommet de leur cité, le reste sera donné de surcroît aux africains.

On peut donc l'écrire noir sur blanc: Espoir rime avec noir.

Bukoko Ikoki,

Citoyen ordinaire






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As of Christ, we do not accuse. Neither do we judge, nor condemn. We do not stone. We do not curse. We bless our enemies and persecutors. While we let the dead bury their own dead, as we pick up our Cross, we revive our loved ones from lethal errors.


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